mercredi 31 mars 2010

[TV] Glee – Episode 11, Saison 1: Hairography

A suivre… Glee, Saison 1

Mr Schue soupçonne Sue de donner sa setlist des sectionals aux écoles rivals. Pour essayer de la prendre de cours il invite les deux groupes dans les locaux de son école. Parallèlement Kurt aide Rachel à séduire Finn et Quinn décide de donner une chance à Puck.

Episode bien mais sans plus à mon goût. J’ai bien (voir beaucoup) aimé la plupart des scènes musicales, mais l’histoire générale de l’épisode m’a un peu laissée perplexe. L’impression d’un seul coup que Mr. Schue était autant neueu que Finn. Même si il n’a pas souvent l’air très futé principalement dans sa relation avec sa femme, là le coup de vouloir faire faire de la Hairographie à son groupe, même aux garçons, c’est quand même ultra débile comme décision. Ceci dit j’ai bien aimé toute la sub-plot autour de Quinn et Puck.


Les scènes dansées

1. Présentation de l’école Jane Adams West: Bootylicious

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J’aime le principe de la hairography, je trouve ça vraiment bien trouvé. Et pour une fois ils travaillent sur le non subtil, mais le rendent intéressant contrairement aux deux fois précédentes. J’aime bien aussi le fait que cette chorégraphie et celle de l’autre école vont montrer aux élèves du Glee Club et surtout à Mr. Schue qu’en fait chaque école doit trouver sa propre identité et que c’est ça qui compte dans cette compétition.
Ha oui et j’adore plus loin quand Brittany essaye d’apprendre au Glee club comment faire de la hairography.


2. Rachel essaye de draguer Finn sur les conseille de Kurt: You’re the one that I want

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Chorégraphie ultra courte qui parodie celle de Grease. Sympathique, mais pas très original au final.


3. Quinn et Puck babysitting: Papa don’t preach

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Très courte aussi et pas énormément de chorégraphie, mais j’aime bien l’atmosphère de cette séquence. Je trouve qu’elle sonne assez juste.


4. Hairography du Glee Club: Crazy in love / Hair

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Je trouve cette séquence vraiment bien pensée dans son côté parodique et sa réalisation. Ca marche parfaitement.


5. Présentation de l’école Haverbrook pour sourds et mal entendants: Imagine

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Difficile de ne pas apprécier ce genre de scène. Ce que j’aime par-dessus tout dedans c’est le fait que le chant et la chorégraphie ne soient qu’un, c’est en exécutant la chorégraphie, l’ensemble de mouvements en langage des signes que la chanson prend vie. Ca s’est déjà vu, évidemment, mais ça marche parfaitement ici je trouve.





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[News] SYTYCD saison 7: La nouvelle formule

Voici la deuxième news So You Think You Can Dance du jour qui, elle, est de taille…


Au cours de la semaine précédente, Nigel avait laissé filtrer régulièrement sur son Twitter qu’il y aurait des changements assez drastiques pour la saison 7 de la version américaine. Lundi US time, l’annonce a été faite quant aux changements, et ils ne sont pas des moindres!!!

Plus de top 20: seulement 10 candidats seront sélectionnés à la suite des auditions.
Là je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’est pour pouvoir se garder un peu de qualité sous la main pour les saisons à venir. Car avec 6 saison en 5 ans, ils ont quand même bien drainé le territoire.

Le retour d’anciens candidats: pour garder le même nombre de semaines le top 10 aura comme partenaire des candidats des saisons précédentes. Nigel a annoncé qu’ils étaient actuellement en train de choisir les 10 personnes qui rempliront cette fonction pour la saison 7.
Je ne sais pas si c’est super comme idée (ça fait trop "Dancing with the stars" à mon goût), mais ça m’intrigue… Personnellement j’adorerai voir revenir Lauren et Neil de la saison 3, Katee, Joshua, Twitch et Kherington de la saison 4, Jason, Brandon et Janette de la saison 5. Travis et Blake des saison 1 et 2 évidemment, mais en même temps je les aime beaucoup en chorégraphes, donc… Et j’aimerai aussi qu’ils mélangent les nationalités, Nico, Charlie, Kate et Jack sur le plateau ce serait cool!!!

Pas de couple fixe: Chacun des anciens candidats représentera un style particulier, et les membres du top 10 ne piocheront pas un style, mais un ancien candidat. Il y aura donc toute sorte de couples, mixte, filles, garçons.
Ca c’est l’idée qui m’intéresse le plus. Même si j’aimais voir les différences d’alchimie entre les couples, et la façon dont ils se construisaient au cours des cinq premières semaines, je suis super contente que les couples ne soient pas seulement mixte, car on commençait à avoir exploré toutes les histoires possibles. Là ça va redonner un coup de boost aux chorégraphes dans ce qu’ils peuvent proposer aux danseurs, ça risque d’être très intéressant.

Un seul éliminé par semaine: Découlant de ces trois nouveautés il n’y aura donc désormais plus qu’un seul éliminé par semaine.
Je suis curieuse de voir ce que ça va donner quand on va se retrouver avec plus de filles ou plus de garçons...

Mary Murphy chorégraphe: Mary ne sera plus juge résidente, elle pourra ainsi chorégraphier des numéros comme elle l'avait fait lors des saisons 1 et 2.
J'avoue même si elle crie très fort, Mary va me manquer à la table des juges.

Voilà donc beaucoup de nouveautés pour cette saison 7 qui débutera le 27 mai prochain. Ca rend l’attente assez excitante je trouve…

Dites moi dans les commentaires ce que vous pensez de tout ça…





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[Actu] SYTYCD AU: Jessica P. blessée sera remplacée par Jess S.

De la news So You Think You Can Dance en pagaille cette semaine. Commençons par la moins inattendue...


On en parlait dans les commentaires avec Caro la semaine dernière, il y a eu beaucoup de blessés lors de cette saison 3 Australienne. La dernière en date était Jessica P., la danseuse de ballroom blondinette, qui s’était fait mal au bassin et avait pas conséquent quelques problèmes dorsaux. Un communiqué de presse vient d’annoncer officiellement son abandon de la compétition. Elle sera remplacée ce soir lors du show du top 8 par Jess S., éliminée la semaine précédente.




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mardi 30 mars 2010

[Q°] Kim a un avis sur la question

Avec quelques heures de retard sur le planning habituel, voici l’avis sur la question de Kimcuong, la cadette des donneurs d’avis. Kim est fan de So You Think You can Dance et passe régulièrement laisser quelques commentaires. Je lui ai donc proposé de s’étaler un peu plus, et c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis rendue compte que Kim abordait des films peu cités… C’est parti!


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1. Quelques mots de présentation?

Je suis donc kimcuong (mais vous pouvez m’appeler Kim ;)), je réside à Bruxelles, en Belgique et je suis vietnamienne. J’ai 16 ans et je suis passionée de graphisme, et comme tout le monde, j’aime le cinéma, les séries tv, etc …

Alors côté danse, je n’en ai jamais fait, et je ne m’y étais en fait jamais intéressée. Ce soudain intérêt m’est venu grâce à SYTYCD. Pendant le mois de juillet, j’étais partie en France et il y avait l’émission sur Virgin 17. Au premier abord, je trouvais ça sympa sans plus. J’ai ensuite redécouvert l’émission quand j’ai été aux Etats-Unis, et ça a été un véritable coup de cœur. Pour moi la danse se résumait tout simplement à de la musique + des pas. Et encore, quand on parlait de film de danse, je ne pensais qu’au hip hop. Bref SYTYCD m’a vraiment apporté une nouvelle vision de la danse et depuis j’adore ça.

Après je suis encore qu’une ado, donc ma culture cinématographie et musicale est encore assez limité, mais je compte régler ça au plus vite… :)


2. Rentrons tout de suite dans le vif du sujet. Est-ce que le facteur "danse" t’amènera à aller voir un film ou regarder une série TV? A retenir plus facilement une publicité ou un clip? Bref est-ce que la danse filmée ça marche sur toi?

Il est certain que si un film ou une série tv va parler de danse, je vais m’y intéresser de plus près. Après, il est clair que ce n’est pas ça qui va nécessairement me faire voir le film ou la série en question, puisque je vais d’abord voir un film pour l’histoire, et pourquoi pas les acteurs.

Concernant la danse dans les publicités ou les clips, je ne m’y intéresse pas vraiment puisque pour ma part, je trouve que la danse y est mal exploitée la plus part du temps, après si c’est bien chorégraphié et bien réalisé, pourquoi pas.

Mais c’est sûr que la danse filmée est quelque chose qui m’intéresse fortement.


3. Parles nous en quelques lignes de:

- Ta comédie musicale préférée:
Je ne suis pas fan des comédies musicales, mais j’ai été complètement charmée par le film qu’est Across the Universe pour plusieurs raisons :
- L’utilisation de la musique des Beatles, que je trouve superbement bien intégré au film et au scénario.
- Les interprètes
- De nombreuses scènes dansées qui m’ont beaucoup marqué
- La qualité visuelle de certaines scènes
- Le cadre historique
- L’histoire d’amour
Et j’en passe … En bref, j’adore.



NB: Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaah! Heu voila, c’est tout…


- Ton film de danse préféré:
Je ne vais pas faire original et je vais citer Billy Elliot, qui pour moi, va plus loin que certains films de danse au niveau du scénario. Ces dernières années, dans les films de danse, on ne parle que du hip hop, je pense que ça fait du bien de voir aussi du classique.



- Une scène de danse filmée que tu apprécies particulièrement:
Mon premier choix est assez simpliste puisqu’il s’agit de la scène finale de Fame (2009). Etrangement, je préfère cette scène à celle du film original, que j’avais trouvé un peu trop brouillon au niveau de la danse. Donc, j’apprécie énormément le spectacle de fin d’année, puisqu’il combine 3 genres que j’aime beaucoup: La danse classique, le jazz et le contemporain. De plus, j’aime beaucoup la musique choisie, et la chorégraphie en elle-même, qui ne casse pas des briques, mais que je trouve tout de même efficace. Et puis, il y a du contemporain, et malheureusement, je trouve que ce genre n’est pas assez montré dans les films. (Et qui reste le style que je préfère)



NB: Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaah pour le contemporain! Heu voila, c’est tout…

Mon deuxième choix se porte sur le I want you (she’s so heavy) du film Across the Universe. Rien de spécial à dire excepté que cette scène fait partie de mes scènes dansées préférées grâce à l’idée chorégraphique qui est vraiment excellente.



- Un clip, une pub, un épisode contenant de la danse qui t’ont marquée (un des 3 genres ou les 3):
Quand on parle de clip et de danse, on pense directement à Michael Jackson, et particulièrement à Thriller. Je pense qu’il n’y a pas d’autre clip qui le surpasse.



Pour la pub, je n’ai rien en tête, et quant à un épisode contenant de la danse, la première chose qui me vient en tête est le Marathon de Danse dans Gilmore Girls, mais passons, puisque ce n’était pas vraiment de la danse en soi.

- Une œuvre, un outil audiovisuel qui utilise la danse que tu aimes particulièrement
Rien, à part si je peux mettre So You Think You Can Dance dans cette catégorie, qui est incontestablement mon émission préféré puisqu’il m’a quand même permis d’apprécier la danse.



4. Est-ce que les œuvres plus ciblées ou plus spécialisées comme les documentaires ou les vidéodanses t’intéressent ? Si non, pourquoi ? Si oui, des œuvres à nous conseiller ?
Je ne suis pas particulièrement intéressée par les documentaires, mais si il m’arrive d’en voir à la télé, et que le style de danse dont on parle m’intéresse, j’en regarderai, oui.
Et les videodanses, je n’en vois aucune…


5. Et pour finir: la danse, plutôt sur scène ou à l’écran?
Je dirai à l’écran parce que je dois avouer que je préfère le cinéma que la danse sur scène. Je pense qu’on arrive à se lasser plus vite de la danse sur scène. Et puis, la seule fois où j’en ai vu, c’était du ballet (Casse Noisette), et je n’avais que 12 ans, donc inutile de dire que je me suis profondément ennuyée.


Bonus: Quelque chose à ajouter?

Rien, si ce n’est, merci de m’avoir proposée de participer à Un Avis sur la question.


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Si vous aussi vous avez envie de donner votre "avis sur la question" il vous suffit de me laisser un commentaire là en dessous ou de m’envoyer un mail à dancealittledance@gmail.com.






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lundi 29 mars 2010

[Analyse] La comédie musicale selon Tim Burton


A suivre… Tim Burton


Si les références de Tim Burton au cinéma horrifique, aux nanars ébouriffants, aux films de monstres et aux lectures ayant baigné son enfance sont les plus connues et reconnues, il est une tendance dans son œuvre qui ne trompe pas: Burton s’intéresse aussi à la comédie musicale, son Sweeney Todd en étant la dernière preuve. Trouvant ses prémices dans Vincent, où la voix de Price, égrainant des vers, rythmait les mouvements du jeune Vincent, le genre se voit disséqué et analysé sous toutes les coutures par le maître. Animations musicales, adaptation de show de Broadway ou scènes isolées, références appuyées ou simple tourbillons féeriques, Burton s’amuse avec les codes, émaillant sa filmographie de fantaisies musicales enivrantes.

Avant de vous aventurer dans ce long texte, je vous invite à relire le billet Comédie musicale: Les codes spécifiques au genre sur lequel se base les deux premières parties de cette analyse.



Dancing Corpses: Trois comédies musicales funèbres

Si, avec l’aide de Danny Elfman, Tim Burton aime inclure de la fantaisie musicale dans ses productions et/ou réalisations, seules trois d’entre elles répondent aux codes de la comédie musicale: L’Etrange Noël de Monsieur Jack, Les Noces funèbres et Sweeney Todd.


Les deux premiers, réalisés suivant le principe du stop motion, nous renvoient directement aux nombreuses comédies musicales animées, chères au cœur de Burton, qui ont marqué les premières décennies du cinéma sonore et parlant tels que Blanche-Neige et les sept nains ou les Tex Avery. Dans L’Etrange Noël de Monsieur Jack, à la manière d’une Sally attelée derrière sa machine à coudre, le réalisateur Henry Selick joue sur les coutures, soigne méticuleusement ses transitions pour créer des patchworks alternant velours côtelé, carreaux vichys délavés et coton aux motifs tourbillonnants. Au pays des citrouilles, les acclamations d’Halloween se transforment en lamentations, les grelots de Noël suggèrent à Jack la mélodie tintante de son What’s this?! et les accords plaintifs de l’orchestre égrainent leur tristesse au fil des soli mélancoliques. Petite baisse de régime six pieds sous terre, les séquences musicales des Noces funèbres se trouvent moins bien intégrées au récit mais le tout se voit vite rattrapé par la voix caverneuse de Danny Elfman, raisonnant entre les os de M. Bonejangles. Sous son chapeau melon il impose la cadence, nous entraînant dans une visite guidée du royaume des morts.


Le troisième quant à lui renoue avec une autre tradition de longue date dans le milieu de la comédie musicale cinématographique, l’adaptation d’un show à succès de Broadway. Sortit en 1979 sur l’artère New Yorkaise, Sweeney Todd était taillé sur mesure pour un réalisateur qui aime mettre la mort en musique. Burton se réapproprie le matériau d’origine et y applique son amour pour l’interaction entre le rythme des paroles et les mouvements. Les errances dans les rues délavées de Londres, la confection nonchalante de tartes et les affrontements rasoirs en main deviennent des chorégraphies à la simplicité renversante à mesure que les protagonistes égrainent leurs refrains.


Des instants musicaux qui habillent trois contes macabres, des univers funèbres peuplés de revenants décharnés, d’asticots gourmands et de démons vengeurs. Comme si la danse et le chant devenaient des instruments magiques rendant plus légitimes la noirceur de leurs actions et leur retour parmi les vivants.



L’œuvre du malin: Le détournement des codes

Un rapport entre scènes musicales et êtres ayant goûté à l’au-delà qui était déjà présent dans deux œuvres antérieures de Burton: Beetlejuice et Batman. Si ces deux films ne sont en aucun cas des comédies musicales (notamment à cause de l’utilisation de chansons non "vocalisées" par les personnages), ils incluent dans leurs structures des séquences répondant à quelques codes du genre.


Dans le premier, Tim Burton explore l’inversion entre image et son, reprenant à la lettre la notion de musique comme créatrice de l’action et principalement du mouvement. Sous la houlette des fantômes Barbara et Adam Maitland, bien décidés à récupérer leur maison, les Dietz se retrouvent possédés par les accords créoles d’Harry Belafonte, provoquant chez eux des dandinements incontrôlables totalement jubilatoires. Une fois de plus, Burton utilise la danse et le chant comme les éléments de transition entre le monde des morts et celui des vivants.


A Gotham City, ce sera Jack Napier ressuscité en Joker qui s’imposera comme chef d’orchestre et maître de ballet. "N’as-tu jamais dansé avec le Diable au clair de Lune?" lâche-t-il à ses victimes, transformant les tueries en bal ultime. Ici, si la musique n’a qu’une fonction de décorum pour les frasques du Joker, les scènes qu’elle accompagne sont toutes étroitement liées à l’action, devenant ces pivots chantants faisant progresser l’intrigue. De la séquence du musée au son d’un Prince tonitruant à la valse forcée dans le cloché de Gotham, en passant par les déhanchements dans le couloir de Vicky Vale ou au sommet du char du bicentenaire, les danses de l’énergumène contiennent les graines de ses desseins machiavéliques.


Autres diablotins musicaux dans la filmographie de Tim Burton, les Oompa Loompas de Charlie et la chocolaterie. Etres bien vivants importés d’un pays lointain où poussent des cacaoyers géants, les Oompa Loompas ont la fâcheuse habitude de surgir d’on ne sait où en chantant des commentaires désobligeants sur les visiteurs de Willy Wonka. Quatre chansons originales, racontant satiriquement les déboires de Augustus, Violet, Veruca et Mike, un jingle accompagnant l’ouverture des portes de la chocolaterie et une reprise hallucinante de la Macarena rythment ainsi le film. Une structure qui s’apparente fortement à celle d’une réelle comédie musicale, mais une fois de plus, Burton joue sur les codes. Au lieu d’être des éléments moteurs de l’action, les séquences musicales sont ici des signes de ponctuation, des guillemets encadrant les chapitres de chaque enfant. De plus, ces intermèdes sont interprétés par des personnages qui n’ont qu’une fonction de spectateurs / commentateurs, ne prenant ainsi que très rarement part à la construction de l’intrigue. Autre jeu autour du code de la comédie musicale, l’interrogation sur la notion de "chansons écrites à l’avance", soulignée par la mère d’Augustus après que son gras rejeton ait disparu dans des flots de chocolat. Cette remarque fait directement référence à l'une des principales caractéristiques du genre, à savoir le fait que des personnages qui ne se sont pas consultés à l’avance, voire même qui ne se sont jamais rencontrés, se mettent à danser la même chorégraphie, à chanter le même air, à évoquer la même histoire de la façon la plus naturelle du monde.



Etoiles de la scène: Références

Laissant quelques instants de côté ses amusements avec les codes, Burton aime également peupler sa filmographie de références directes au genre, sous forme de séquences soulignées à coups de projecteurs ou de simples petits clins d’œil pour les amoureux du détail.

De façon décalée dans Mars Attacks! avec Tom Jones chantant à Las Vegas, puis plus appuyée dans Big Fish avec le show des sœurs siamoises, il rend hommage à la scène du cabaret et musical, base de la comédie musicale cinématographique. Broadway, qui avait inspiré les comédies-spectacles des années 30-40, se voit ainsi transporté tout d’abord dans son alternative main stream sur le sol américain – les salles de spectacle de Las Vegas étant devenues depuis une vingtaine d’années à la fois le lieu de reconversion des stars new yorkaises et le nid de recrutement des futures Rockettes - avant de traverser le Pacifique pour évoquer ces shows réputés destinés à distraire les soldats pendant la guerre. De plus, difficile dans ce second cas de figure de ne pas voir dans la déesse à double tête moulée dans son fourreau rouge, une référence au duo Marilyn Monroe / Jane Russel interprétant Two little girls from Little Rock dans Les Hommes préfèrent les blondes. Une Marilyn Monroe qui a d’ailleurs chanté le morceau phare du film, Diamonds are a girl’s best friends, pour les GI basés en Corée en 1954. Le tout avait donné lieu à une série de photos dont les angles de prise de vue se retrouvent dans ceux choisis par Burton pour filmer sa scène de Big Fish. La boucle est bouclée.


Autre séquence hommage, la danse de M. Bonejangles dans Les Noces funèbres. Un nom de scène pour ce squelette en chapeau-melon qui fait immédiatement penser au célèbre Bill ‘Bojangles’ Robinson, star de la comédie musicale noire des années 30-40. Il y a également dans ce personnage des attitudes et un look rappelant les danseurs de Bob Fosse, le tout soutenu par une voix inspirée par celle de Cab Calloway. Enfin, la scène en elle-même est un renvoi au célèbre court métrage musical de Disney Skeleton dance (1929), dont il reprend en grande partie les chorégraphies.


Dernière grosse référence importante qui traverse l’œuvre de Burton, celle au Magicien d’Oz. Ainsi, lors du dîner chez les Deetz Otto évoque la maison tombée sur la Wicked Witch of The East, le Pingouin se sert de singes volants comme hommes de main, l’empereur des Martiens surveille l’activité terrienne au travers d’une boule de cristal, à la manière de la Wicked Witch of the West et les souliers de rubis se retrouvent parmi les chaussures pendues sur le câble de Spectre. Enfin dans Charlie et la Chocolaterie l'on retrouve une usine attirante comme un palais d’émeraude, des Oompa Loompas aussi espiègles que des Munchkins et des étendues colorées et odorantes dignes des prairies de coquelicots de Munchkinland.


Enfin, petits détails dans ce panorama, Ichabod Crane et Willy Wonka vont chacun piocher une réplique dans des chansons du répertoire. Le premier, faisant visiter New York à Katrina Van Tassel, utilisera les mots de Frank Sinatra chantant New York, New York dans Beau Fixe sur New York: "The Bronx is up and the Battery’s down". Quant au sieur Wonka, il emprunte sa phrase de bienvenue "Good morning, starshine, the Earth says hello" à la chanson Good Morning Sunshine de Hair.



Dance with me: Les autres instants de danse

Outre ces instants se rapprochant de près ou de loin à la comédie musicale, on trouve également chez Tim Burton des moments de danse oniriques qui, s'ils ne sont pas des références au genre, rappellent souvent les féeries dansantes que l’on pouvait trouver chez Busby Berkley, Vincente Minnelli ou Gene Kelly et Stanley Donen. D’Edward aux mains d’argent aux Noces funèbres en passant par Sleepy Hollow et Big Fish, sous une pluie de pétales ou de neige artificielle, sur fond de loupiotes de fêtes, d’éclats de lune ou de papillons multicolores, Lady Crane, Kim, Jenny et Emily tourbillonnent, emportant avec elles toute la magie du conte burtonien. Des scènes que le réalisateur filme toujours de la même manière, laissant ses muses s’envoler à souhait, quitter quelques instants le terre à terre pour s’abandonner à ces courtes secondes de bonheur.



Des séquences féeriques désamorcées à plusieurs reprises par des petites notes de grotesque. On se souvient du visage grimaçant d’Edward Bloom, de la jambe perdue d’Emily ou encore de l’intégralité de la scène de valse du Joker et de Vicky Vale. Du grotesque qui se retrouve également dans les déhanchements des scènes de séduction de Joyce (Kathy Baker - Edward aux mains d’argent) et Nova (Lisa Marie - La Planète des singes), dans le solo burlesque oriental d’Ed Wood ou encore dans la séquence du bar de motards dans Pee Wee. Cette dernière rejoint d’ailleurs la thématique de la danse comme élément permettant de lier vie et mort, puisque c’est pour échapper à une mort certaine que Pee Wee se met à exécuter sa désormais fameuse chorégraphie au son de Tequila des Champs.









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[Filmographie] Tim Burton



Pour marquer la sortie d’Alice au Pays des Merveilles, je me suis dit qu’il était temps de faire un A suivre… Tim Burton. Car outre ses trois comédies musicales, le réalisateur, fan du genre, a parsemé de la danse dans tous ses longs métrages, sans exception…


Analyse introductrice

- La comédie musicale selon Tim Burton (MAJ: Février 2010)
Texte analytique initialement écrit pour FilmDeCulte dans le cadre du dossier Tim Burton



Filmographie

- 1985: Pee Wee Big Adventure[Avec de la danse]
- 1988: Beetle Juice[Avec de la danse]
- 1989: Batman[Avec de la danse]
- 1990: Edward aux mains d’argent[Avec de la danse]
- 1992: Batman le défis – [Avec de la danse]
- 1993: L’Etrange Noël de Monsieur Jack – [Comédie musicale]
- 1994: Ed Wood – [Avec de la danse]
- 1996: Mars Attacks – [Avec de la danse]
- 1999: Sleepy Hollow – [Avec de la danse]
- 2001: La Planète des singes – [Avec de la danse]
- 2003: Big Fish – [Avec de la danse]
- 2005: Charlie et la chocolaterie – [Avec de la danse]
- 2005: Les Noces Funèbres – [Comédie musicale]
- 2007: Sweeney Todd – [Comédie musicale]
- 2010: Alice au pays des merveilles – [Avec de la danse]





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[Liens] Revue de presse #7

Au programme des articles liés à des billets que j’ai publiés ici au cours de la semaine précédente, ou parfois plus vieux, ainsi qu’un petit récapitulatif des différents articles/interview dont les liens se sont retrouvés sur mon Twitter.






Les avis des autres

Glee – Ballad (1.10)
- Sur Critictoo - Par Nicolas

Glee – Wheels (1.09)
- Sur Critictoo - Par Nicolas

L’Arnacoeur
- Sur FilmDeCulte - Par Carine Filloux – Note: 5/6




A lire

Patron turns home movie into a feature
Article par Sylviane Gold pour The New York Times - [Anglais]

Justin Timberlake: 'In the plan' for 'Glee'
Article news sur Just Jared - [Anglais]

Tom Hanks may turn Green Day’s 'American Idiot' Musical into a movie
Article news par Emily Tan pour Spinner - [Anglais]

Dancing Across Borders (2009) – A New Life in Ballet
Critique par Jeannette Castoulis pour The New York Times - [Anglais]

Francesca Jaynes: Choreographer for "Alice in Wonderland"
Intreview de la chorégraphe de cinéma datant de 2008 par Fuzzy Duck pour Tim Burton Collective News - [Anglais]






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dimanche 28 mars 2010

[Clip] Weapon of Choice (Fatboy Slim)

Puisqu’on a pas mal parlé de Hugh Jackman dansant dans son hôtel de Tokyo cette semaine et la précédente, je me suis dit que c’était le bon moment de ressortir du placard le clip de Weapon of Choice de Fatboy Slim. Le rapport me direz-vous si vous ne l’avez jamais vu? Et bien sans être la même chose au final, le point de départ est lui similaire: un homme patiente dans le lobby d’un grand hôtel et se met à danser.

Le clip a été réalisé en 2001 par Spike Jonze et a remporté le prix de la meilleure chorégraphie aux MTV Video Music Awards de la même année. Chorégraphie signée Michael Rooney qui a également remporté le prix l’année suivante pour Can’t get you out of my head de Kylie Minogue justement, la boucle est bouclée. (Note pour moi-même, faire un "A suivre…" autour des gagnants du prix.)



C’est marrant la première fois que j’ai vu ce clip je ne l’ai pas trouvé terrible. Je crois que le côté un peu brouillon de l’interprétation et peut-être trop relax de Christopher Walken m’avait un peu gênée (même si j’aime énormément cet acteur à la base...).

A la revoyure, je trouve ça pas mal du tout en fait. Ca reste toujours un poil trop brouillon à mon goût dans l’exécution mais j’aime beaucoup la façon dont l’écriture chorégraphique joue avec la chanson, ses paroles, sa mélodie, ses accents (rien que le tout début avec les micros mouvements de têtes, c'est vraiment bon comme idée je trouve). Et puis j’aime le fait que le style utilisé soit très jazzy old school, et pas du dandinage pop comme on en voyait beaucoup à l’époque.



Note:
note sur 6
note sur 6




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[TV] Glee – Episode 10, Saison 1: Ballad

A suivre… Glee, Saison 1

Mr. Schue décide de faire travailler des ballades à ses élèves et pour ce faire il tire au sort des couples de travail. Il se retrouve partenaire de Rachel qui va peu à peu développer un crush sur lui. Parallèlement Finn se retrouve invité chez les parents de Quinn, Kurt se prépare à déclarer son amour pour Finn et Puck avoue à Mercedes qu’il est le père du bébé.


Je ne suis pas très fan de cet épisode, je me demande même si ce n’est pas celui que j’aime le moins. Je le trouve assez mou à cause du rythme des ballades et l’histoire Mr. Schue / Rachel m’a semblée totalement inutile. Même la révélation de la grossesse aux parents de Quinn et Finn a sonné faux à mon goût. La seule chose intéressante au final, c’est l’aveu de Puck à Mercedes.

De plus, pour ne pas aider (du moins pour moi) il n’y a pas eu de réelle chorégraphie dans cet épisode qui aurait pu relever un peu la sauce. Juste quelques pas et dandinements lors de la très sympathique dernière scène musicale au cours de laquelle les membres du club chantent une ballade pour Quinn et Finn.

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samedi 27 mars 2010

[Web] Kliktease: la campagne virale de Lingerie Totaal

La marque de lingerie hollandaise Lingerie Totaal vient de mettre en place une campagne virale via son site internet Kliktease.

Le principe: Proposer aux femmes de piéger leur conjoint en plein matage de strip tease afin que ce dernier / cette dernière lui offre un ensemble de sous-vêtements.

Comment ça marche? Disons que nous avons comme couple Satine et Christian. Satine veut que Christian lui achète de la lingerie fine. Elle se connecte sur le site Kliktease, rentre son nom, ses mensurations, choisi le type de lingerie qui lui plait et envoie sa photo. Elle rentre également le nom et l’adresse email de Christian ainsi que le nom du meilleur ami de ce dernier, Toulouse. Une fois tout ça préparé elle peut même suggérer à sa pote Nini Jambes en L’air de faire la même chose…








Christian reçoit alors un mail contenant une petite vidéo de strip-tease ayant pour auteur Toulouse afin de l’éloigner de tout soupçon. Christian clique sur le lien, arrive sur le site Kliktease sur lequel on lui propose de déshabiller une charmante demoiselle dansante à coup de click de souris.




Il clique, clique, et re-clique, mais lorsque la jeune fille est en passe d’enlever ses sous-vêtements, il se retrouve avec la photo de Satine à la place et un message lui indiquant quelque chose du style "je t’ai pris la main dans le sac, maintenant pour te faire pardonner achète moi un des ensembles suivant". Christian n’a qu’à cliquer de nouveau, choisir l’ensemble, et rentrer l’adresse de livraison, et hop Satine est ravie…














Si vous n’aimez pas Christian et Satine vous pouvez regarder la vidéo explicative en hollandais sous-titrée en anglais

Et parce que je ne recule devant rien je vous ai donc créé la page que Satine a envoyée à Christian pour que vous testiez le tout en mouvements. Il suffit de cliquer ici.

Alors je vous l’accorde, la danse est quand même ultra minime ici, mais le concept est tellement poussé à l’extrême dans le genre tiré par les cheveux, que je trouvais que ça méritait d’être souligné.



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