Alors que l’on attend toujours des nouvelles quant à l’adaptation de Wicked, Variety vient d’annoncer que l’adaptation en animation 3D de la suite du Magicien d’Oz, Dorothy of Oz, prévue pour 2012 vient de boucler son casting.
Dorothy of Oz reprendra la trame du livre de Roger S. Baum (arrière petit fils de L. Frank Baum, auteur de The Wonderful Wizard of Oz) dans lequel, Dorothy, après être rentrée dans un Kansas dévasté par la tornade, se voit propulsée au pays d’Oz par un arc-en-ciel pour aider ses trois amis. En chemin elle rencontre trois nouveaux compagnons: un bonhomme en shamallow qui ne sait pas penser par lui-même, une poupée de porcelaine qui cache son enveloppe fragile derrière un caractère bien trempé et un bateau remorqueur à la personnalité multiple.
Dans le rôle de Dorothy on retrouvera Lea Michele. A ses côtés Dan Aykroyd sera l’épouvantail, James Belushi le lion et Kelsey Grammer l’homme de fer. Au rayon des nouveaux personnages Marshall Mallow sera interprété par Hugh Dancy, la poupée de porcelaine par Megan Hilt (Glinda dans la version scénique de Wicked) et le méchant Joker par Martin Short.
Réalisé par Daniel St Pierre (ancien animateur chez Disney) Dorothy of Oz sera évidemment à tendance comédie musicale. Les chansons seront signées par le duo Jim Dooley et Tift Merritt, et on retrouvera notre cher Tyce DiOrio pour toute la partie chorégraphique.
Le film est programmé pour avril 2012 aux Etats Unis. On a le temps de voir venir…
La vidéo rétro cette semaine c’est la bande annonce de Chantons sous la pluie qui dure plus de 4 minutes.
Parmis toutes les bandes annonces des comédies musicales MGM des années 50 (toutes plus ou moins construites de la même façon) celle-ci est ma préférée.
J’aime son côté interminable. J’aime la façon avec laquelle ils misent tout sur l’énumération des numéros musicaux qui étaient à l’époque des standards de la comédie musicale. J’aime l’esthétique des titres et la façon dont ils apparaissent à l’écran. Et puis par-dessus tout j’aime la présentation de Cyd Charisse.
Le voici le voilà, le tout premier top qui inaugure la série des Tops de la semaine.
J’ai cherché pendant longtemps par quoi commencer. J’ai tellement d’idées de tops que c’était dur de faire un tri. Et puis je me suis dit que pour commencer je n’avais qu’à faire simple, suivre la trame des Avis sur la question et ainsi commencer par faire des tops génériques. Cette semaine donc: Les comédies musicales.
Comme bien souvent avec ce genre d’exercice, et puisque je ne suis pas une encyclopédie, ce top évolue au fil de mes découvertes, voilà ce qu’il donne actuellement. J’ai essayé de détailler ce que j’aime avant tout dans chacun d’eux.
1. Tous en scène (The Band Wagon – Vincente Minnelli – 1953)
● Pour la scène en rouge du Girl’s Hunt, le plus beau pas de deux de tout les temps. Une claque permanente, une jubilation extrême devant les mouvements saccadés et sensuels de Cyd Charisse et la perfection de Fred Astaire. ● Pour le travail parfait des transitions, surtout lors de la scène Dancing in the dark où un déambulement dans Central Park se transforme l’air de rien en danse féérique. ● Pour l'esthétique géniale de Minnelli qui joue sans cesse sur ses rouges, verts et ors qu'il affectionne temps. ● Pour son introduction qui s’amuse avec l’image de Fred Astaire et qui me fait sourire à chaque fois. ● Pour tout en fait, parce que je trouve ce film parfait de bout en bout.
2. Chantons sous la pluie (Singing in the rain – Stanley Donen & Gene Kelly – 1952)
● Pour son scénario qui a vraiment du corps et qui se sort de la simple romance concon comme on voyait souvent à l’époque. ● Pour le Broadway Ballet et sa Green Dancer, le deuxième meilleur pas de deux de tous les temps, et Cyd Charisse qui me renverse encore et toujours. ● Pour l’écriture chorégraphique du duo Kelly-Donen qui est tout simplement ce qu’on a vu de mieux dans le milieu avec Busby Berkeley et Bob Fosse. ● Pour ses chansons qui sont inoubliables et que je peux écouter en boucle sans me lasser. ● Pour Lina Lamont.
● Pour son côté œuvre d’art total, la façon dont il se construit en même temps que les différents types d’arts utilisés. Ce n’est pas la musique, la danse, l’esthétique, la réalisation, chacun d’un côté identifiables, c’est un tout. Et un tout sacrément bien géré par Julie Taymor. ● Pour l’imagerie du corps développée dans l'intégralité du film. Une imagerie qui se justifie bien sûr parce que c'est une comédie musicale, mais également par l'époque évoquée. Julie Taymor joue sur les 2 niveaux, et c'est tout simplement remarquable. ● Pour le couple Lucy et Jude que je trouve renversant, et surtout Jude dont je suis tombée amoureuse. ● Pour les chansons bien sûr qui sont au final d’excellentes reprises. ● Pour tout un tas de scènes, mais surtout le All you need is love de la fin qui m’achève à chaque vision.
4. Le danseur du dessus (Top Hat – Mark Sandrich– 1935)
● Pour le travail sur le son remarquable. ● Pour le duo Ginger et Fred évidemment. Pour moi ce film est leur meilleur, talonné de très près par Swing Time. ● Pour la scène du marchand de sable qui nous montre un Fred Astaire dans toute sa splendeur, capable de danser avec toutes les nuances du monde.
5. Le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz – Victor Fleming – 1939)
● Pour son esthétique: la Yellow brick Road, la robe Glenda, les souliers de ruby, les habits des Munchkins, le champ de coqueliquot, le palais d’Oz, les boucles et les rubans du lion. ● Pour les chorégraphies de Scarecrow et Tin Man qui chaque fois m’impressionnent sans que je sache vraiment pourquoi. ● Pour les chansons: Somewhere over the Rainbow qui me fiche des larmes, même si je l’entends dans la rue, et Ding-Dong! The witch is dead, Follow the yellow brick road et We’re off to see the Wizard que je chante régulièrement suivant l’occasion.
6. Tout le monde dit I love you ( Everyone says I love you – Woody Allen – 1996)
● Pour sa place dans l’histoire de la comédie musicale hollywoodienne, à la fois un hommage aux classiques de l’âge d’or, mais également le film qui a relancé la machine avant Moulin Rouge. ● Pour l’humour et les personnages à la Woody Allen. ● Pour Chiquita Banana, Just You just me et Hooray for Captain Spaulding
7. Les hommes préfèrent les blondes (Gentlemen prefer blondes – Howard Hawks – 1953)
● Pour Marilyn qui joue la gourde et Jane Russell qui se balade en maillot au milieu de gars bodybuildés. J’aime le fait que ce soit une sorte de manifeste féministe déguisé. ● Pour la construction générale du film et l’absence de scène musicale pendant la traversée. ● Pour énergie des morceaux dansés et le comique de situation un peu tarte.
● Pour sa façon de traiter l'alternance entre le monde de la scène/rêve et celui de l'histoire comme cela était fait dans la version scénique. Il y a un vrai travail sur les transitions qui marche à tous les coups. ● Pour l’esthétique, la musique, la photographie. ● Pour Catherine Zeta Jones qui donne la part belle à Velma alors que sur scène c’est Roxy qui prend le dessus.
9. Le Chant du Missouri (Meet me in Saint Louis – Vincente Minnelli – 1944)
● Pour le traitement plastique, le jeu sur les lumières suivant le changement de saisons. ● Pour la façon dont Minnelli filme Judy Garland qui d'un seul coup devient belle, passionnante, attachante. ● Pour la mise en scène parce que Vincente Minnelli était vraiment un géni.
10. La famille indienne (Kabhi Khushi Kabhie Gham... – Karan Johar – 2001)
● Pour m’avoir réconciliée avec le Bollywood que je trouvais jusque là assez ennuyeux. ● Pour le duo Shahrukh Khan et Kajol qui fonctionne à merveille. ● Pour le côté over the top inhérent au genre mais qui est ici utilisé juste comme il faut.
Et pour finir…
● Pourquoi Tous en scène et pas Chantons sous la pluie? J’avoue qu’au niveau de l’écriture chorégraphique, Chantons est largement en tête, et il y a peut-être plus de scènes qui me collent à ma chaise que dans Tous en scène mais il y a aussi plus de scène qui m’ennuient. Je fais à tous les coups avance rapide lors des pas de deux bleu (comme je les appelle) par exemple. La version lente de All I do is dream of you avec ses ventilateurs et la deuxième partie du Broadway Ballet avec Cyd Charisse sur l’escalier, je ne peux vraiment pas. Alors que dans Tous en scène je suis captivée du début à la fin.
● A propos de 'Cabaret' (1972) de Bob Fosse
J’hésite toujours à mettre Cabaret dans cette liste (il serait en 6ème place). Pour beaucoup c’est une comédie musicale car 1. il est adapté d’un show de Broadway et 2. il y a du chant et de la danse pour exprimer des émotions, raconter une histoire. Mais pour moi ce n’en est pas vraiment une dans la définition du genre car à part Tomorrow belongs to me tout ces passages musicaux sont présentés sur scène et en dehors de l’action, ils sont plus des commentaires de ce qu’il se passe que des éléments qui font avancer le récit. En fait la comédie musicale est sur la scène du Kit-Kat Club, et le film en fait jus état. Ceci dit comme j’adore ce film et que je ne sais jamais où le classer (ce n’est pas vraiment un film de danse non plus et ce serait lui manquer de respect que de le classer dans "un film avec de la danse"), et qu’après tout on s’en fiche un peu des classements, voici ce qui me plait par-dessus tout dedans: ● les personnages de Sally Bowles/Liza Minnelli et MC/Joel Grey qui méritent tous les deux leurs Oscars. J’aime leurs look, leur peps, leurs répliques. "I want you for my wife" ● l’esthétique, les costumes, l’ambiance du Kit-Kat club. ● les chorégraphies de Bob Fosse, simplement parfaites.
La News qui fait le tour des sites et blogs ciné actuellement, touche au casting du remake de la comédie musicale My Fair Lady. Un projet qui n’a eu de cesse d’attirer les rumeurs. On a eu droit au duo Joe Wright et Keira Knightley, à Scarlett Johansson ou Natalie Portman. Cette fois-ci c’est la révélation de Une éducation, Carey Mulligan, qui serait en bonne voie pour reprendre le rôle d’Eliza Doolittle.
C’est Emma Thompson, qui travaille actuellement sur le scénario du film, qui a laissé filtré la nouvelle hier sur la BBC. D’autre part, si personne n’a encore été casté dans pour interpréter le Professeur Henry Higgins, l’actrice anglaise a également laissé entendre qu’elle aimerait bien voir Hugh Grant reprendre le rôle.
Pour rappel My Fair Lady est l’adaptation en comédie musicale de Pygmalion de George Bernard Shaw. Dans le Londres du début du XXème siècle, le Professeur de phonétique Henry Higgins, une misogyne arrogant, fait le pari avec le colonel Pickering qu’il est capable d’apprendre à n’importe quelle fille le parlé de la haute société et les bonnes manières et de la faire ainsi passer pour une duchesse. Il jette alors son dévolu sur Eliza Doolittle, une jeune fleuriste à l’accent Cockney très prononcé…
Le show avait été un franc succès sur Broadway en 1956 remportant 7 Tony Awards et battant tous les reccords de durée sur l’artère New Yorkaise à l’époque. Il a été adapté ensuite à l’écran en 1964 par George Cuckor avec en tête d’affiche Rex Harrison qui reprenait son propre rôle de Henry Higgins et Audrey Hepburn qui succédait ainsi à Julie Andrews dans le rôle de Eliza Doolittle. Le film a remporté 8 Oscars dont ceux du meilleur film et meilleur réalisateur.
La nouvelle version sera réalisée par John Madden (Shakespeare In Love) et devrait sortir sur les écrans en 2012
Catégorie: Comédie musicale Réalisation: Rob Marshall Chorégraphie: John DeLuca et Rob Marshall Avec: Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Judi Dench, Nicole Kidman, Kate Hudson, Sophia Loren, Fergie
A l’aube de la cinquantaine, le célèbre réalisateur italien Guido Contini est en pleine crise créative. Alors qu’il essaye d’écrire le script de son nouveau film, Italia, dont la date du tournage approche à grand pas, son imaginaire se trouve confronter aux différentes femmes qui ont une influence sur sa vie, sa carrière: sa mère, sa femme, sa maîtresse, son actrice principale, sa confidente et costumière, la prostitué de son village, une journaliste de mode.
Quand je me suis retrouvée face à l’écriture de cette critique pour FilmDeCulte, j’étais bien en peine. Le film m’a déçue, mais je n’arrivais (et n’arrive toujours pas vraiment) à expliquer pourquoi. Il n’est pas mauvais, il est juste raté. Tous les choix de Rob Marshall semblent tomber à plat. La voix off, les transitions, la location des scènes musicales… Etrange, très étrange. Et pourtant j’avais envie de l’aimer ce film, je l’ai assez dit ici. Mais force est de le reconnaître, il fait flop.
Ma critique sur FilmDeCulte
"BE ON YOUR ON"
On l’attendait avec impatience cette nouvelle comédie musicale signée Rob Marshall, adaptée du célèbre show de Broadway Nine - récompensé de cinq Tony Awards en 1982 puis deux autres en 2003 lors de son revival – lui-même inspiré du film de Federico Fellini 8 ½. Bardée d’un casting cinq étoiles comme l’avait été Chicago, elle s’était placée dès l’annonce du projet comme LE concurrent incontournable des Oscars 2010. Pourtant le film n’écope que de quatre nominations pour la plupart techniques. Si la photo est superbe, si les acteurs sont à la hauteur - particulièrement Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard et Penélope Cruz, qui méritent amplement leurs nominations aux Golden Globes -, si les chansons sont plutôt sympathiques, quelque chose cloche. Pris indépendamment, chacun des éléments fonctionne, certains instants sont même remarquables (Be Italian par Fergie, Take it all par Marion Cotillard ou encore la présentation du personnage de Guido) et valent à eux seuls le détour, mais quand on combine le tout, il y a comme un arrière-goût de ratage. Comme si Rob Marshall avait eu de (très) bonnes idées mais n’avait pas su comment les agencer.
WHY, OH WHY?
Pourquoi avoir transporté toutes les scènes musicales des femmes de la vie de Guido dans un décor de plateau de cinéma alors que la plupart d’entre elles auraient pu fonctionner, voire même être bien plus intéressantes, dans leur lieu initial (notamment la scène de la plage avec Fergie et celle de la fontaine avec Nicole Kidman)? Ce concept, typique de Bob Fosse (Nine rappelle d’ailleurs à plusieurs reprises la deuxième moitié de Que le spectacle commence), se justifiait parfaitement dans Chicago puisque la représentation scénique, la poudre aux yeux et l’envie constante de Roxie de devenir star de cabaret, étaient le sujet même du film. Ici Rob Marshall donne l’impression d’avoir simplement copié le principe sans se demander pourquoi, et surtout comment, l’appliquer à Nine. On peut arguer qu’à la manière de Roxie, Guido imagine sa vie comme une œuvre cinématographique, mais alors pourquoi avoir choisi un décor statique qui évoque plus la représentation scénique que le septième art? Si l’on repense à Chantons sous la pluie, qui s’amuse également avec l’image du plateau de cinéma, l’utilisation qui en est faite fonctionnait car beaucoup plus cinétique, laissant le décor s’animer. Il y a chez Donen et Kelly une idée du mouvement dans l’image même qui se perd chez Marshall, faisant tomber l’idée à plat.
Il en va de même si l’on rentre dans les détails. Incompréhension totale devant la vulgarité crasse de la scène musicale du personnage de Penélope Cruz, A Call from the Vatican. Elle nous est certes montrée à travers l’imaginaire de Guido, qui ne considère sa maîtresse que comme un objet sexuel, mais il y a des façons plus heureuses de faire passer l’idée que de montrer en gros plan dans une lumière crue des jambes qui s’écartent et une bouche beuglante. Incompréhension également devant le vocabulaire chorégraphique utilisé pour la séquence de Kate Hudson, Cinema Italiano. Si la scène en elle-même est très sympathique grâce à son énergie, sa structure et l’interprétation des danseurs, bon nombre de mouvements sont eux complètement anachroniques, et clashent avec l’esthétique 60’s véhiculée par les costumes. Incompréhension enfin devant ce final qui prend de l’ampleur, se construit en beauté vers un climax qui n’arrive jamais, nous privant d’une scène qui s’annonçait être parmi les plus jubilatoires du film. Un final riche, bourré d’idées qui, à l’instar du film, retombe comme un soufflet.
Note:
La danse dans le film
Il y a dans le film douze scènes musicales dont quatre ne contiennent aucun pas de danse. J’ai quand même détaillé trois d’entre elles car elles font partite de l’articulation du film, et me permettent d’argumenter sur le problème de transitions et de changement de lieu comme évoqué plus haut. Bref, elles me permettent de me plaindre, très important donc!
Mis à part les scènes d’ouverture et clôture, ces séquences sont exclusivement de solos chantés par chacun des personnages principaux. Deux solos pour Guido et sa femme et un pour chacune des autres muses. Il y a bien sur dans certains cas des background danseurs/chanteurs (les scènes de Judi Dench, Fergie ou Kate Hudson), et Guido apparaît comme spectateur dans quelques uns de ces morceaux mais nous n’avons droit en aucun cas à des duos ou chorégraphies de groupes mélangeant nos têtes d’affiche (à l’exception de la première scène donc). De fait tous ces numéros manquent un peu de variété, donnant une impression d’accumulation de vignettes stars fonctionnant sur le même principe.
Ceci étant dit il y a dans l’ensemble du bon, voir même du très bon.
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● Scène 1: Overture Delle Donne - Ensemble
Une première scène musicale qui introduit les sept femmes de la vie de Guido. Rien de passionnant au niveau de la chorégraphie puisqu’il ne s’agit que de mini extraits des chorégraphies que nous verrons plus tard agencés bouts à bouts, de façon assez convaincante je dois dire. Le tout reste quand même plutôt intéressant au niveau de la mise en scène et surtout se place comme une bien jolie introduction. Par contre je n’aime pas trop la transition qui emmène à cette scène musicale. J’aurais aimé par exemple que la première cloche au début tombe au moment où Guido craque son allumette.
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● Scène 2: Guido’s Song - Daniel Day-Lewis
Pris en embuscade dans une conférence de presse à laquelle il veut échapper coute que coute, Guido entame son thème principal. Voilà le premier exemple de relocalisation ratée, le premier exemple de scène sympa qui dans la globalité du film tombe à plat. En elle-même la partie musicale (celle qui a lieu dans le décor de cinéma en construction) est plutôt intéressante avec un joli jeu sur les lumières, et un Guido qui se démène dans les échafaudages, comme empêtré dans ce film trop pesant. Si cette idée d’analogie entre le set et le film lui-même fait ici sens, la transition entre la salle de conférence et le plateau est assez mal amenée. D’autant que quelques minutes plus tôt Guido était justement là à Cinecitta. Pourquoi ne pas avoir fait la conférence de presse sur place, ou dans un lieu plus proche du studio, permettant ainsi une transition directe, defacto? Pourquoi nous donner à voir un Guido qui chante "mentalement", alors que sa chanson pouvait très bien s’adresser à tous ces journalistes qui l’assaillent de questions? Pour moi il y a ici quelque chose qui cloche. Sur une autre note la fin de cette scène me fait penser à la construction du Cell Block Tango, avec ces back up dancers dans des niches en contre jour en hauteur et le personnage principal qui se démène en bas.
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● Scène 3: A Call from the Vatican - Penélope Cruz
Je trouve cette séquence ultra vulgaire. Comme dit plus haut dans la critique, bien sûr la façon de se comporter de Carla est un pur fantasme de la part de Guido, mais pour moi cette chorégraphie n'est absolument pas sexy et la réalisation qui accumule les cuts en gros plans complètement ratée. Cette scène est certainement celle que j’aime le moins, alors que pourtant la prestation de Penélope Cruz m'a plutôt positivement étonnée dans ce film.
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● Scène 4: Folies Bergères - Judi Dench
Ici on est dans le souvenir et à la fois projection de Lili la confidente de Guido avec une représentation façon revue parisienne. La chorégraphie de plumes est bien pensée avec une jolie prestationde Judi Dench. D’autre part pour une fois (peut-être même la seule d’ailleurs, si l’on excepte les scènes d’introduction et de clôture du film) l’utilisation du plateau de cinéma comme décors est plutôt bien amenée grâce au dialogue qui précède (Lili suggère à Guido de faire une scène musicale dans son film) et à la prise de vue de la maquette du décor, façon salle de cabaret, qui suit.
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● Scène 5: Be Italian - Fergie
La meilleure chorégraphie du film, la plus recherchée et inventive. Nous avons droit ici à une très bonne utilisation des accessoires, que ce soit des chaises, des tambourins ou du sable et une bien belle écriture sur cette musique qui prend de l’ampleur au fur et à mesure que la scène avance. Vraiment bien en soit. Mais la réalisation se montre assez brouillonne avec quelques plans complètement ratés, et une fois de plus un gros problème au niveau de la relocalisation. L’utilisation du plateau de cinéma ne fait ici à mon avis absolument aucun sens (d’autant plus que le retour au présent ne se fait pas tout de suite une fois la scène finie). Je trouve que la scène aurait été encore plus audacieuse si elle avait été faite sur la plage même.
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● Scène 6: My Husband makes movies - Marion Cotillard
Pas de danse dans cette scène, mais je crois que c’est en la revoyant que j’arrive enfin à mettre le doigt sur ce qui me gène dans ce film... On dirait que Rob Marshall a un peu honte de faire une comédie musicale. Comme si il essayait en permanence de justifier ou de légitimer le fait que les gens se mettent d’un seul coup à chanter. Comme si il fallait qu’il les place dans un décors artificiel parce que vous comprenez, ça n’arrive pas dans la réalité ce genre de chose. C’est assez frappant dans cette scène où il va jusqu’à mettre sur le plateau de cinéma la table est les invités du restaurant. Pourquoi changer de lieu pour la chanson? Un choix encore plus incompréhensible que dans les autres scène, d’autant plus qu’ici il n’y a pas de chorégraphie qui nécessite de l’espace ou un décor particulier, elle chante juste en regardant son mari… Ceci étant dit, j’aime beaucoup cette chanson, je trouve Marion très bien dans ce film, et je ne m’attendais pas à ce qu’elle chante aussi bien.
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● Scène 7: Cinema Italiano - Kate Hudson
J’aime beaucoup cette séquence hors contexte, pour son énergie et les costumes. Je la trouve vraiment très sympa et bien interprétée par Kate Hudson. Par contre, comme dit dans la critique plus haut, je trouve le langage chorégraphique utilisé ici trop pop pour une scène qui se passe au début des années 60. Bien sûr c’est inspiré du style des Go-Go dancers qui est effectivement né à New York à cette époque (mini jupes, paillettes, rangées de franges et bottes à talon) et l’idée était plutôt bien trouvée pour représenter cette journaliste de mode américaine ultra hype. Mais le Go-Go dancing à ce moment là était certes énergique mais plus statique dans l’espace, moins sautillant, inspiré du twist (vous me direz faire une chorégraphie dans ce style là aurait été un challenge pour que ce ne soit pas ennuyeux à regarder). Là par moment ça fait plus du Go-Go dancing des années 70 voir 80 pour certains mouvements.
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● Scène 8: Guarda la Luna - Sophia Loren
Une simple petite valse entre Guido et sa mère. Je trouve cette scène complètement inutile aussi bien dans ce qu’elle raconte que dans sa mise en scène. Sans parler de Sophia Loren qui a quand même pris un sacré coup de vieux. Après évidemment c'est joli, les bougies, le noir et blanc... mais ça s'arrête là.
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● Scène 9: Unusual Way - Nicole Kidman
Deuxième scène ne contenant pas de danse, et elle possède pour moi exactement le même problème que My husband makes movies. Son idée de mise en scène alternant le plateau de cinéma qui reproduit exactement cette balade dans une ruelle puis autour d’une fontaine, reste une vraie énigme. Je ne comprends par pourquoi ce choix, autre que comme dit plus haut une sorte de façon de se dédouaner de faire chanter ses acteurs.
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● Scène 10: Take it all - Marion Cotillard
Ma scène préférée du film assurément. J’adore la chorégraphie, la mise en scène, le costume, le côté burlesque et en même temps la rage, le jeu et la voix de Marion Cotillard. Par contre je trouve dommage qu’elle soit entrecoupée de ces petits bouts de monologues et je ne comprends pas l’utilisation du noir et blanc (qui certes colle très bien à la scène esthétiquement parlant, elle est peut-être là la seule explication) qui était jusque là réservé aux flash-backs/souvenirs alors que cette scène se situe dans le présent.
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● Scène 11: I can’t make this movie - Daniel Day-Lewis
Troisième scène sans danse à proprement parlé même si elle reste quand même plus mouvementée que les deux autres. Pas grand-chose à dire ici au final, à part que pour moi il s'agit de la moins bonne chanson du film.
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Je ne vais pas m’attarder sur le final qui ne contient pas de chorégraphie, ni de paroles. Juste de la musique qui monte, monte, monte, et retombe bêtement sans que rien ne se passe réellement.
Par contre au niveau de la danse je trouve le générique de fin assez intéressant. Il alterne des scènes de répétitions en noir et blanc et leur rendu dans le film. Très sympa.
En novembre dernier nous avions pu voir les premières photos de Nine la nouvelle comédie musicale du chorégraphe/réalisateur Rob Marshall (Chicago). La bande annonce vient enfin de tomber cette fin de semaine et promet du bon, du très bon même…
Je ne sais pas vous mais moi ça me motive encore plus et ça place le film comme une de mes plus grosses attentes de l'année…
Le réalisateur McG (Charlie's Angels, Terminator Salvation) vient d'acheter les droits du show Spring Awakening. Tout nouveau sur l'artère newyorkaise le show avait remporté un énorme succès dès sa première et avait récolté 8 Tony Awards fin 2007 et 2 Grammy Awards en 2008. On avait également pu en voir des extraits dans 90210 en septembre dernier.
Ce show résolument rock créé par Steven Sater et Duncan Sheik raconte l'histoire d'un groupe d'adolescent de l'Allemagne du 19ème siècle en proie aux tourments sexuels inhérents à leur âge. Les textes sont réputés pour être crus et non censurés pour preuve la chanson phare The Bitch of linving ou encore Totally fucked. Si le réalisateur aurait approché Warner dans un premier temps pour produire le film, il aurait décidé au final de le développer de manière indépendante, avec l'aide de Steven Sater, pour éviter les coupes et la censure des studios.
La news est tombée hier, après deux ans de négociations acharnées, un remake (et oui encore un) de la comédie musicale Damn Yankees! vient d'être mis en route. L'original avait été co-réalisé en 1958 par Stanley Donen et George Abbott d'après le show de George Abbott chorégraphié par Bob Fosse qui avait fait des remous sur Broadway pour son côté non conventionnel. Il avait quand même gagné cinq Tony Awards et révélé la danseuse Gwen Verdon au grand public. Petite parenthèse pour les fans des trivias: rappelons que Gwen Verdon a épousé Bob Fosse deux ans plus tard, qu'elle a repris son rôle dans le film et que Fosse y joue un danseur de mambo non crédité. Fermons la parenthèse…
Damn Yankees! raconte l'histoire de Joe Boyd, un agent immobilier fan de baseball, qui décide de vendre son âme au diable pour aider son équipe favorite. Pour se faire le diable le transforme en Joe Hardy, un jeune baseballer de talent. Boyd peut revenir sur sa décision et récupérer son âme, mais la deadline se trouve malheureusement pendant les championnats du monde, et de plus le diable fait intervenir une âme perdue du nom de Lola pour le séduire et lui faire celer le pacte.
Dans cette nouvelle version Joe Boyd/Hardy sera interprété par Jake Gyllenhaal et le diable par Jim Carrey. Personne n'a encore été annoncé pour le rôle de Lola. Le film sera produit par Craig Zadan et Neil Meron, le duo de New Line derrière Hairspray, et écrit Lowell Ganz et Babaloo Mandel. Il est programmé pour 2010.
J'avoue que je suis intriguée par ce projet. D'un côté j'aime beaucoup le film original par grâce à ses situations assez peu courantes dans le milieu de la comédie musicale (il faut dire aussi que le mélange Donen + Fosse c'est fait pour moi) et je commence à en avoir marre des remakes. D'un autre côté je languis de voir Jake Gyllenhaal dans un musical, ça peut rendre pas mal je pense. Pour ce qui est de Jim Carrey, je n'aime pas l'acteur dans ses rôles ultra comiques déjantés, par contre je l'aime bien quand il joue des rôles plus sérieux et je pense qu'il a du potentiel pour une comédie musicale. A voir maintenant qui ils vont choisir pour le rôle de Lola qui est assez crucial. A suivre donc…