samedi 31 mars 2007

[TV] Lost – Episode 14, Saison 3: Exposé

L'épisode de Lost diffusé mercredi dernier propose, dans une scène de flash back concernant Nikki, un court instant (45 secondes) de pole dancing. Rien de follement passionnant concernant la chorégraphie ou la réalisation. On notera seulement le côté mise en abîme de cette scène puisque l’on découvre ensuite qu’il s’agit du tournage d’un épisode d’une série populaire en Australie.













© ABC



Vous avez aimé ce billet?

Abonnez vous à mon flux RSS
Votez chez



vendredi 30 mars 2007

UNIQLO Mixplay

Pour vendre ses parkas colorées l’enseigne japonaise UNIQLO a mis en place le Mixplay qui utilise l’idée du mannequin animé tout en travaillant sur la relation danse musique. Un concept qui se divise en 2 réalisations.

1. Une interface multimédia sur leur site internet qui propose de monter son propre mix sonore et sa propre chorégraphie à partir de 15 danseurs en parka. Un concept tout simple et amusant qui a quand même ses limites principalement dans les boucles chorégraphiques.

Utilisez l'interface en cliquant ici


2. Un court métrage publicitaire réalisé en plan séquence qui reprend ce même principe et métant en scène quatre danseurs de popping arborant les fameuses parkas.


Un travail d’interprétation et de construction chorégraphique remarquable. L’utilisation du medium filmique apporte ici un degré supplémentaire à la relation danse/musique laissant planer le doute sur d’éventuels trucages ou utilisation de ralentis


Ces quatre danseurs ont également offert aux passants de Tokyo un show de mannequins animés dans la vitrine de l’un des magasins de l’enseigne.


mardi 27 mars 2007

Tango and Cash (1989): Scène de danse

Mise en situation:

Ray Tango et Gabriel Cash sont les deux meilleurs policiers de Los Angeles. Las de voie son business mis a sac par ces deux mordus d'action, Perret décide de leur mettre le meurtre d’un policier infiltré sur le dos, afin qu'ils croupissent dans une prison de haute sécurité jusqu'a la fin de leurs jours. Apres s'être évadé de prison, Cash se rend au club Cleopatra pour essayer de retrouver son compère de cavale. Sur scène une érotico-danseuse charme le public. On apprendra plus loin qu'il s'agit de Katherine, alias Kiki, la sœur de Tango.


La scène:

Pausons le d’emblée: la scène de danse de Tango and Cash ne présente aucun intérêt technique que ce soit du point de vue chorégraphique ou cinématographique. Si elle présente un intérêt quelconque c’est au travers des images de la danse et de la danseuse qu’elle convoque.

Tout d’abord l’utilisation d’une esthétique typique des années 80 que l’on pouvait voir déjà dans plusieurs scènes de Flash Dance. Paillettes, lumière stroboscopique, ventilateur, danseuse multifonction, démonstration de souplesse et un côté érotique très prisé à l’époque dans les films américains.











On retrouve également l’image (bateau ?) de la danseuse comme objet de fantasme masculin. Un fantasme évident dans la chorégraphie sexy interprétée par Kiki mais qui - comme souvent quand le personnage de danseuse est plus qu’un arrière plan de bar - va se poursuivre dans le reste du récit puisque la miss deviendra l’objet du désir de Gabe.











Enfin dernière image récurrente souvent utilisée au cinéma – qui dépasse une fois de plus cette simple scène de danse - le métier de danseur est perçu comme une activité peu sérieuse voir dégradante. Cette idée se met en place au fil des discussions entre Ray et sa sœur sur la carrière de cette dernière.



Tango and Cash contient ainsi un condensé de la représentation de la danse et de la danseuse au cinéma dans les années 80, début 90.

Note:
note sur 6


Vous avez aimé ce billet? Abonnez vous à mon flux RSS

vendredi 23 mars 2007

Les Demoiselles de Rochefort à la Cinémathèque de la danse

Dans le cadre du cycle Catherine Deneuve organisé par le Cinémathèque française, la Cinémathèque de la danse propose une séance des Demoiselles de Rochefort le vendredi 23 mars à 21h en présence de l'actrice.

Pour plus de renseignements, accédez a la page consacrée a cet événement.

mercredi 21 mars 2007

Caramba

Vidéodanse en 35mm réalisée par Philippe Decouflé (1986)



Au milieu des toiles d’araignées d’un vieux cinéma désaffecté, des objets étranges prennent vie poussant des blip, coincoin et zbling détraqués. Plus que jamais Decouflé met en avant son goût pour la BD et les corps étranges. Il engonce ses danseurs dans des costumes impensables, leur noue les pieds, mélange leurs bras, les coince dans des boites, les monte sur ressort, les tord, les étire, les secoue, les traficote. En fil d’Ariane Christophe Salingro en Dingo-crocodile qui signe ici sa première collaboration avec le chorégraphe.

Une vidéodanse peu recherchée dans sa réalisation en comparaison avec ses expérimentations chorégraphiques et esthétiques et avec les travaux suivant de Decouflé réalisateur. D’autre part le caractère un peu trop léché de l’image tournée en 35mm enlève la naïveté que procurait le grain de la vidéo dans La voix des légumes. Cependant si Caramba est le travail le moins aboutit du bonhomme, il assoit plus en profondeur les bases déjà mises en place dans sa première réalisation et qu’il développera dans ses projets suivants.


Note:

vendredi 16 mars 2007

Cette semaine sur les écrans: Le Come Back

music & Lyrics

Ce mercredi 14 mars est sortit sur les écrans français la comédie romantique musicale Le Come Back avec Hugh Grand et Drew Barrymore… Rien de bien palpitant niveau danse hormis les chorégraphies ado-sexy de Cora et les déhanchements 80’s de Hugh Grant.

Vous pouvez lire ma critique plus complète mais non orientée danse sur FilmDeCulte où juste au dessous si le manque d'image ne nous dérange pas...






- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Ancien chanteur de POP, un boys band des années 80, Alex Fletcher se voit offrir la dernière chance de retrouver le devant de la scène: écrire une chanson qu’il interprèterait en duo avec la coqueluche du moment, la jeune Cora Corman. Mais Alex n’est pas un auteur dans l’âme et devra faire appel aux services de la farfelue Sophie Fisher.

Auteur, producteur, réalisateur, Marc Lawrence connaît toutes les ficelles de la comédie romantique énergique et plutôt bateau. Après L’Amour sans préavis (sa première réalisation) il retrouve Hugh Grant et s’adjoint les services de Drew Barrymore pour remplacer l’une des reines du genre, celle qui jusqu’à présent trustait les castings du bonhomme, Sandra Bullock. Un duo qui fonctionne plutôt bien dans une trame on ne peut plus basique: traumatisme et désespoir, rencontre fortuite, on tombe amoureux, on se chamaille, mais l’amour triomphera toujours. Hugh Grant, toujours égal à lui-même, nous offre une bonne heure de déhanchements façon Love Actually et nous rappelle qu’il sait pousser la chansonnette si par le plus grand des hasards on avait oublié Pour un garçon. Drew Barrymore quant à elle redonne dans le rôle de la farfelue un poil hystérique mais touchante avec de jolis sourires en coin, une voix toute douce et un décolleté renversant. Outre cette double tête d’affiche fort agréable, l’intérêt du film réside dans sa gentille satire du système des pop stars avec quelques idées bien venues. On retiendra notamment le personnage de Cora Corman, un mélange entre une Britney belle époque et une Shakira en chaleur, la parodie ultra kitsch et fort bien vue des clips des années 80, qui se voit malheureusement un peu trop répétée dans le film, et le public hystérique de mères de famille face aux dandinements de leur idole de jeunesse. Le Come Back n’apporte rien de nouveau dans l’univers de la comédie romantique mais se laisse regarder sans déplaisir.




Vous avez aimé ce billet? Abonnez vous à mon flux RSS

mardi 13 mars 2007

Gap Spring 2007 TV ad

La dernière pub télé gap pour sa collection printemps 2007 offre de jolis dandinements rafraîchissants.



Réalisée par le duo Jonathan Dayton et Valerie Faris (qui nous avaient déjà enchantés avec Little Miss Sunshine et sa scène de danse), la publicité utilise le fameux morceau Anything You Can Do, I Can Do It Better de la comédie musicale Annie Get your gun pour mettre en scène un petit pas de deux coquin. De gros plans en plans larges, Claire Danes et Patrick Wilson virevoltent, bondissent, s’amusent en parfait accord avec la musique, jouant avec les paroles et les sonorités. Trente secondes de chorégraphie simple, rythmée et efficace que l’on regarde le sourire jusqu’aux oreilles.


Note:



Source

Merci à Carrot Cake pour l'info...

lundi 12 mars 2007

Jump

France – 1984
Réalisation: Charles Atlas
Chorégraphie: Philippe Decouflé

Dans une salle de cabaret étrange, danseurs et spectateurs sont transformés en hurluberlus colorés engoncés dans des costumes outranciers.





Les chorégraphies sont graphiques, anguleuses, désarticulées, débiles, comme interprétées par des personnages de BD tels que les affectionne Decouflé. Sa patte est ici indéniable. On prend notamment un grand plaisir à regarder le solo tout en jambes de Michèle Prélonge.








Des chorégraphies qui s’accordent parfaitement à la "mise en images" (puisque tel est le terme choisi dans le générique) de Charles Atlas qui s’amuse avec son médium. Gros plans, cadres travaillés, petits effets spéciaux, montage adéquat.





Seuls petits hic dans l’ensemble de cette vidéo sa longueur et la musique, certes en accord avec l’esthétique visuelle mais parfois un peu trop énervante.


Note:

Les Demoiselles de Rochefort

Les Demoiselles de Rochefort
France - 1967
Réalisation: Jacques Demy
Chorégraphies: Norman Mean


Une semaine avant la fameuse kermesse de Rochefort, un groupe de forain s’installe sur la place devant le café de madame Yvonne et sous les fenêtres de ses filles jumelles, Delphine et Solange Garnier. Dans le café et les rues de la ville se croisent marins, peintres, poètes, forains, musiciens, tous en quête du grand amour.




J’avais très peu de souvenirs de ce film, seulement qu’il m’avait paru très mou et moyen. Je m'étais toujours dit que c'était peut-être parce que j'étais trop petite, quand même la plus grande comédie musicale française ne pouvait pas être aussi insignifiante dans mon souvenir... Et bien en fait si je trouve le film toujours aussi mou.

Pourquoi? De manière tout à fait subjective, je trouve la musique énervante, les chansons à la limite du supportable et plutôt récitées que chantées (c’est très Demy ceci dit), la réalisation totalement insignifiante, les acteurs très moyens avec comme seule vraie bonne surprise Jacques Perrin que j’avais totalement oublié. Le scénario est quant à lui très maladroit (on laissera de côté sa naïveté qui est finalement monnaie courante dans l’univers de la comédie musicale) accumulant des petits discours sur les arts asséné comme des conversations de bistro (et pour cause) et des références souvent mal amenées aux comédies musicales hollywoodiennes.

En ce qui concerne la danse, les chorégraphies sont du sous Westside story avec des enchaînements de pas parfois à l'identique (manque d’imagination de Norman Mean?) et souvent moins bien interprétés, même par George Chakiris.


De plus, il est intéressant de voir comment le style chorégraphique change dans les 2 "grosses" scènes de danse de Gene Kelly qu’il a lui même chorégraphiées. Intéressant également de voir comment Françoise Dorléac a un port de bras très différent de ses autres scènes lors de son pas de deux "en blanc" avec Kelly. Un port de bras proche de ceux que l'on avait pu voir chez Cyd Charisse dans le pas de deux onirique de Chantons sous la pluie.


Cependant, si j’éprouve un ennui total devant ce film (comme devant un bon nombre de comédies musicales des années 60), il reste plutôt intéressant à regarder dans sa globalité, un peu comme un objet d’étude. Demy s’est amusé avec les couleurs, la notion d’écho entre les scènes. Il y a beaucoup de cœur dans ce film et il est facile de comprendre ce qui a pu séduire le public.


Note:
note sur 6





Vous avez aimé ce billet? Abonnez vous à mon flux RSS

suivant précédent home