lundi 12 mars 2007

Les Demoiselles de Rochefort

Les Demoiselles de Rochefort
France - 1967
Réalisation: Jacques Demy
Chorégraphies: Norman Mean


Une semaine avant la fameuse kermesse de Rochefort, un groupe de forain s’installe sur la place devant le café de madame Yvonne et sous les fenêtres de ses filles jumelles, Delphine et Solange Garnier. Dans le café et les rues de la ville se croisent marins, peintres, poètes, forains, musiciens, tous en quête du grand amour.




J’avais très peu de souvenirs de ce film, seulement qu’il m’avait paru très mou et moyen. Je m'étais toujours dit que c'était peut-être parce que j'étais trop petite, quand même la plus grande comédie musicale française ne pouvait pas être aussi insignifiante dans mon souvenir... Et bien en fait si je trouve le film toujours aussi mou.

Pourquoi? De manière tout à fait subjective, je trouve la musique énervante, les chansons à la limite du supportable et plutôt récitées que chantées (c’est très Demy ceci dit), la réalisation totalement insignifiante, les acteurs très moyens avec comme seule vraie bonne surprise Jacques Perrin que j’avais totalement oublié. Le scénario est quant à lui très maladroit (on laissera de côté sa naïveté qui est finalement monnaie courante dans l’univers de la comédie musicale) accumulant des petits discours sur les arts asséné comme des conversations de bistro (et pour cause) et des références souvent mal amenées aux comédies musicales hollywoodiennes.

En ce qui concerne la danse, les chorégraphies sont du sous Westside story avec des enchaînements de pas parfois à l'identique (manque d’imagination de Norman Mean?) et souvent moins bien interprétés, même par George Chakiris.


De plus, il est intéressant de voir comment le style chorégraphique change dans les 2 "grosses" scènes de danse de Gene Kelly qu’il a lui même chorégraphiées. Intéressant également de voir comment Françoise Dorléac a un port de bras très différent de ses autres scènes lors de son pas de deux "en blanc" avec Kelly. Un port de bras proche de ceux que l'on avait pu voir chez Cyd Charisse dans le pas de deux onirique de Chantons sous la pluie.


Cependant, si j’éprouve un ennui total devant ce film (comme devant un bon nombre de comédies musicales des années 60), il reste plutôt intéressant à regarder dans sa globalité, un peu comme un objet d’étude. Demy s’est amusé avec les couleurs, la notion d’écho entre les scènes. Il y a beaucoup de cœur dans ce film et il est facile de comprendre ce qui a pu séduire le public.


Note:
note sur 6





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2 commentaires:

camille a dit…

oh et bien moi je suis forcée d'avouer que j'adore... Et puis george chakiris, je suis amoureuse de lui depuis WSS!

mais je ne suis pas danseuse pour un sou, donc je me laisse porter par le film. Les chansons de WSS ( enfin je pense a Maria ou Goodnight) sont assez niaises aussi quand on les comprend, non ?

Tink again a dit…

Camille > Bienvenue ici :)
Alors en fait je n'aime pas WSS non plus. Je trouve l'écriture chorégraphique très bien, mais c'est tout. Je n'aime pas les chansons (surtout Maria, insupportable) et je trouve l'histoire assez mal traitée (comparée à l'histoire originale de Romeo & Juliette que je sur-adore).

A la base j'aime bien George Chakiris, il est certainement ce qu'il y a de plus intéressant de WSS, mais là je le trouve moins bon justement.

De toute façon, comme dit sur la fin du billet toutes les comédies musicales des années 60 me semblent assez insipides. Je ne sais pas pourquoi...

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