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vendredi 9 octobre 2009

[Film] Fame (2009)


USA, 2009

Catégorie: Film avec de la danse
Réalisation: Kevin Tancharoen
Chorégraphie: Marguerite Pomerhn Derricks
Avec: Kherington Payne, Debbie Allen, Bebe Neuwirth, Asher Book, Cody Longo, Kay Panabaker

Les quatre années de formation d’une poignée d’étudiants en musique, théâtre et danse à l’école des arts performatifs de New York.


Dix neuf ans après le film culte d’Alan Parker, l’école des arts performatifs de Manhattan (P.A. pour les intimes) ré-ouvre ses portes sous la houlette d’une Debbie Allen devenue Ms Simms, directrice. Nouveau siècle, nouveaux étudiants, tout en gardant la structure en épisode et les scènes clés de l’original, la franchise repart à zéro se modernise. Le reboot de la fameuse séquence de la cafet’ placée en début de métrage est là pour donner le ton. En 1980 elle prenait des airs de comédie musicale jazzy, version 2009 elle se transforme en jam R&B. Il en sera de même pour le reste du film. On ne diffuse plus le géni de son fils dans la rue par l’intermédiaire de la radio de son taxi, mais dans un club étudiant branché. Le photographe pervers est remplacé par un ancien élève de P.A. faisant passer des auditions dénudées dans sa caravane... Une modernisation qui s’avère au final très bien pensée et qui sied parfaitement à l’ensemble proposant une poignée de scènes fort sympathiques. On retiendra notamment le spectacle de fin d’année toujours sympathique, le concert révélation du trio musical du film plein d’énergie et la scène de danse d’inspiration Bob Fosse parfaitement interprétée par Kherington Payne.


Critique écrite pour FilmDeCulte

Note:
note sur 6




La danse dans le film

Comme le film original, ce Fame n’est pas une comédie musicale, ni même un réel film de danse, c'est un film sur les arts performatifs en général. Ainsi, si ce n'est pas son sujet principal, il contient tout de même six scènes chorégraphiées, plus quelques pas esquissés ici et là.


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● Scène 1: Les auditions



Comme souvent le film s’ouvre sur les auditions d’entrée des premières années. Ici la danse, le chant, la musique, le théâtre sont entrecoupés, montés en parallèle, permettant ainsi de présenter les personnages que l’on va suivre au cours du métrage, dont les deux danseurs: Alice (Kherington Payne, oui oui celle là même de la saison 4 de SYTYCD) et Kevin (Paul McGill). Bref rien de particulier à se mettre sous la dent niveau danse, on découvre juste que Alice est considérée d’emblée comme excellente et que Kevin va devoir batailler.


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● Scène 2: La cafet


Reboot oblige, il fallait dans ce nouveau Fame une sorte de remake de la fameuse scène de la cafet qui avait fait des émules dans les années 80. Comme dit plus haut dans la critique, nous avons droit cette fois-ci à une scène très R&B, le tout agrémenté un joli solo de claquettes de tables en tables qui force le respect. On reverra d’ailleurs les danseurs de claquettes plus loin dans le film lors d’une scène medley laissant la caméra errer dans les couloirs et montrer le contenu des diverses salles de cours.


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● Scène 3: Cours


La première scène du film consacrée uniquement à la danse est une scène de cours de danse classique qui se focalise principalement sur les portés dans les pas de deux. On a ici une confirmation de ce qui se dessinait lors de l’audition Kevin a du mal à atteindre le niveau requis par les professeurs. Une prof de danse (Mrs Kraft) interprétée par nulle autre que Bebe Neuwirth (A Chorus Line, Sweet Charity, Chicago) qui à mon goût devrait apparaître plus souvent sur les écrans!


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● Scène 4: Alice s’entraine


La quatrième scène de danse nous montre Alice s’entrainant toute seule dans l’une des salles sous le regard émerveillé de Marco et Victor. J’avoue que je ne suis pas fan du tout de cette scène. Je trouve Kherington complètement en dessous de ses performances habituelles, interprétant des mouvements sans saveur. Je trouve ça très dommage pour une telle scène qui est sensé nous montrer à quel point elle est une excellente danseuse. Et je me rend compte que c’est souvent le cas (j’avais la même sensation devant Flashdance ou Make it Happen souvent les scènes qui sont sensées nous en mettre plein la vue sont assez ratées, ou du moins pas au niveau de ce qu’elles devraient ou pourraient être).


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● Scène 5: Répétition


Cette scène 'inspiration Bob Fosse arrive dans le dernier tiers du film. Alors que Kevin apprend son sort, Alice répète une chorégraphie avec trois autres danseuses. Vêtues de tenues noires de cabaret très modernes, elles s’exécutent d’abord dans une structure métallique à la façon de Take off with us (Que le spectacle commence) puis enchainent sur une chorégraphie jazzy sexy très énergique. Une très chouette scène, beaucoup plus intéressante et enivrante que la précédente et qui marche parfaitement en montage parallèle avec la discussion entre Kevin et la directrice de l’école (Debbie Allen).


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● Scène 6: Spectacle de fin d’année



Le spectacle de fin d’année combine évidemment tous les arts de la scène enseignés de l’école et propose ainsi quelques bouts de chorégraphie très sympathiques mélangeant les trois styles académiques: classique, contemporain, jazz.







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vendredi 12 juin 2009

[Film] Twilight (2009)

Twilight
USA, 2008
Réalisation: Catherine Hardwicke
Chorégraphie: Dee Dee Anderson



Une jeune adolescente de 17 ans, Bella, emménage tout juste chez son père dans une petite bourgade reculée du nom de Forks, où le soleil a bien du mal à pointer le bout de son nez. Elle vient vivre chez son père et reprend les cours en plein milieu d'année. Elle s'intègre facilement parmi les élèves, mais elle est surtout attirée par un petit groupe tenu à l'écart. Parmi eux, Edward, un jeune homme à la peau très blanche et au regard ambré, dont elle va immédiatement tombée amoureuse, et réciproquement...
(Pitch récupéré sur into the screen)



Et oui il y a de la danse dans Twilight. Pas des masses ceci dit, mais j'y reviendrai. Parlons du film en lui-même.

Je l'ai découvert après tout le remue ménage qu'il a engendré. Je l'ai découvert le mois dernier en fait. Le tapage m'intriguait, les copines bloggeuses m'avaient dit que j'aimerai et puis j'avais adoré Les seigneurs de Dogtown de la même réalisatrice. J'ai dit banco. J'ai mis le film en route et je me suis faite happée. Mon côté midinette, mon amour pour les romances teen, les relations destructrices et le fantastique ont fait que… j'ai regardé trois fois le film en un mois. Je reconnais les faiblesses dans le jeu des acteurs, dans le scénario aussi un peu, quelques maladresses dans certaines scènes. Mais il y a quelque chose de viscéral dans ce film qui m'attrape à chaque fois et ne me lâche plus. J'ai trouvé que Catherine Hardwicke avait rendu l'ensemble finalement assez rugueux là où je m'attendais à quelque chose de lisse, de teen, de polissé.





La danse dans le film

Quand Bella s'est mise à parler de son ancienne école de danse sur la fin du métrage, je me suis dit "chouette on va voir des cours de danse". En fin de compte cette école n'est autre que le lieu de l'affrontement final sanglant entre Edward et James. D'éléments propre à la danse on n'y verra que des tutus et une vidéo de Bella petite fille pleurant car elle n'arrive pas à exécuter les quelques pas qu'on lui a donné à faire.


Pour voir de la danse il faut attendre quelques minutes de plus, et le bal de prom. Bella et Edward tourbillonnent sur fond de fairylights. Plus la scène avance, plus ils semblent en apesanteur rappelant les fameuses scènes burtoniennes où pour un court instant magique les deux héros oublient ce qui les entourent, les tracas extérieurs et ne font qu'un. J'aime dans cette scène le fait que Victoria les observe de loin. C'est basique, mais j'aime le côté menace dormante de la chose…




Note:
note sur 6
note sur 6


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dimanche 29 mars 2009

[Scène] Des hommes d'honneur: le générique

L'autre jour en regardant pour la ixième fois Des hommes d'honneur de Rob Reiner, je me suis rendu compte que si il n'y avait pas de danse à proprement parler dedans (oui ça arrive qu'il n'y ait pas de danse dans un film, hum) son générique lui était une jolie scène de chorégraphie. Les soldats en tenue y exécutent des mouvements précis, millimétrés, faisant danser leurs baïonnettes. Ce n'est clairement pas du jamais vu (on y à droit lors de tous les défilés militaires, 14 juillet en tête), mais d'une part je trouve ça toujours impressionnant à regarder et d'autre part je trouve les cadrages fait ici vraiment bien étudiés. Une fois de plus rien qui sorte spécialement de l'ordinaire mais la conjonction entre ces cadrages et la précision des mouvements rend le tout très efficace.





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vendredi 27 mars 2009

[Film] Citizen Kane (1941)

Citizen Kane
USA, 1941
Réalisation: Orson Welles
Chorégraphie: Arthur Appell



Lorsque Charles Foster Kane, l'un des plus grands magnas de la presse américaine, décède dans sa propriété de Xanadu, il prononce dans un dernier souffle l'énigmatique "Rosebud". Un journaliste va alors mener l'enquête sur la signification de ce dernier mot et ainsi nous dévoiler la vie de cet enfant terrible.


Ce film n'est plus à présenter, tout le monde le connait, ou du moins en a entendu parler comme un chef d'œuvre du septième art et je dois avouer que chaque fois que je le revois je suis soufflée, un peu comme si je redécouvrais le film en fin de compte. On nous le rabâche assez quand on fait des études de ciné, ce film est exemplaire au niveau de la mise en scène, et surtout du montage et de l'utilisation du cadre et on a bien raison de nous le rabâcher parce que l'introduction notamment est un réel bijou. Le scénario aussi est d'une grande richesse bien sûr, mais c'est vraiment tout le côté esthétique du film que je trouve le plus intéressant. J'aime le fait que cette recherche plastique très travaillée complète parfaitement le personnage de Kane, fan d'arts, collectionneur, qui vit dans un monde où les apparences sont très importantes.

Une recherche plastique qui se retrouve dans la construction chorégraphique de la scène de danse du film. Une scène spectacle, offerte par Kane à tous ses associés. Jouant sur l'effet d'amorce avec les têtes du premier rang en premier plan, Orson Welles nous place d'abord au milieu des spectateurs avant de nous faire suivre le personnage de Kane parmi les danseuses. Une savante transition pour faire passer cette distraction de premier plan au second. La danse devient alors un background musical, une tapisserie en mouvement soulignant la discussion totalement immobile entre les deux conseillés de Kane au sujet de ce dernier. Welles joue sur cette opposition mouvement/stabilité ainsi que sur la profondeur de champ et les reflets pour faire ressortir les deux hommes, comme mis en relief. Puis la danse reprend le dessus un court instant dans une hélice de gambettes que n'aurait pas reniée Busby Berkeley, comme pour ponctuer la phrase "he's the best man in the business", avant de retourner à son rôle de second plan et finir sur une image d'un Kane éméché au son d'un "restera-t-il fidèle à lui-même".






Note:
note sur 6


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mardi 24 mars 2009

[Film] La Femme modèle (1957)

La Femme modèle
(Designing woman)
USA, 1957
Réalisation: Vincente Minnelli
Chorégraphies: Jack Cole



Mike (reporter sportif) et Marilla (fashion designer) se rencontrent lors d'une soirée arosée. Après seulement une semaine de vacances amoureuses au bord de l'eau ils décident de se marier et d'emménager ensemble une fois rentrés sur New York. Mais une fois chacun retourné à ses petites habitudes ils se rendent rapidement compte qu'ils n'ont finalement pas grand-chose en commun et quelques squelettes dans leurs placards.


Ce que j'apprécie particulièrement dans ce film c'est son côté très minnélien. On retrouve les traces du réalisateur un peu partout. Dans la construction de l'intrigue, dans l'esthétique très structurée et colorée de touches de rouge-vert-or sur fond blanc, dans le rapport aux arts, dans la façon d'introduire des scènes de danse l'air de rien, sans oublier le personnage de Marilla (Lauren Bacall) qui est finalement une sorte de version féminine de lui-même, un designer devenu décorateur de théâtre. Mais finalement le film ne va pas plus loin que ça: un screwball de Vincente Minnelli sympatique à regarder. L'intrigue traine un peu en longueur et Lauren Bacall, toujours égale à elle-même, se vautre dans un sur jeu parfois déconcertant mais finalement approprié à ce genre de film.



Venons en aux scènes de danse qui sont ici au nombre de sept. Ce nombre assez important de numéros musicaux ne fait par pour autant de ce film une comédie musicale puisque, à l'exception de la dernière scène, il ne s'agit à aucun moment de séquences intimement liées à l'intrigue, permettant de faire avancer l'histoire, de faire évoluer les personnages. Comme énoncé un peu plus haut, Marilla se voit embauchée comme costumière et décoratrice d'un show sur Broadway, ce qui permet ainsi à Minnelli de montrer des extraits dudit show, des répétitions, et les passages créatif du chorégraphe.


La première séquence dansée se situe en début de métrage après que Marilla et Mike soient rentrés sur New York. Celui-ci se rend sur le plateau de tournage d'une comédie musicale pour annoncé à sa petite amie, Lori Shannon (Dolores Gray) une actrice-chanteuse-danseuse, qu'il en a épousé une autre (à noter que comme par hasard, Lori se retrouvera être l'actrice principale du show de Marilla, on est dans un screwball après tout). La chorégraphie met donc en scène Lori devant les caméras du studio entourée d'un quatuor masculin chantant There'll be some changes made de Overstreet, Higgins et Edwards.




Les deux séquences dansées suivantes sont des improvisations du chorégraphe du show Randy Owens (interprété par le chorégraphe du film Jack Cole qui a notamment travaillé sur Les hommes préfèrent les blondes et Certains l'aiment chaud). La première le met en scène dans l'atelier de Marilla alors qu'il essaye de la convaincre de faire partie de l'aventure. La deuxième a lieu chez Marilla et Mike pendant qu'il travaille avec l'équipe du show sur les numéraux qu'il conte faire. Ces séquences se veulent toutes deux comiques avec des bouts de chorégraphies complètement erratiques permettent de mettre en place le personnage de Randy (montrer sa passion débordante et sa créativité) et sa relation avec Mike.






Les séquences dansées 4 et 5 sont elles consacrées à des moments de répétitions. L'intérêt dans ces scènes n'est clairement pas la danse, mais montrer la relation entre Marilla et Lori. La première de ces deux scènes et en fait la réalisation par Marilla de l'identité de Lori et se focalise sur le physique de cette dernière. La deuxième scène est elle centrée sur les sentiments de Marilla face à cette réalisation. Pour appuyer cette idée Minnelli garde la danse la plupart du temps en hors champ évoquée principalement par des ombres projetées, et quand Lori apparaît elle a le corps découpé au premier plan laissant entrevoir une Marilla pensive au second plan.






La sixième séquence nous montre elle des extraits du show depuis les coulisses. Une fois de plus la danse n'est pas l'élément principal ici, elle sert juste de décors comme une tapisserie mouvante derrière Marilla qui s'interroge sur son mariage.




Enfin, la dernière séquence mettant en scène de la danse est certainement celle qui se rapproche le plus de la notion de comédie musicale. Alors qu'il sort chercher Marilla pour ajuster quelques costumes, Randy se rend compte qu'a lieu une bagarre acharnée dans la cours arrière du théâtre. Il met à profit ses qualités de danseurs dans ses mouvements de bagarreur et étale tous ses adversaires. La chorégraphie apparaît ici assez ingénieuse et très bien mise en valeur par la réalisation de Minnelli. Cette séquence est directement liée aux deux précédentes mettant en scène Randy. Alors que pour Mike, Randy, de par son statut de chorégraphe, était tout sauf un homme viril, le voici qui doit revoir intégralement son jugement. Lui l'amateur de boxe il a été sauvé par un fan de sauts de chats et grands jetés. Une façon pour Minnelli de redorer le blason la danse aux yeux du public masculin?





Note:
note sur 6
note sur 6



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vendredi 13 mars 2009

[TV] The L word - Episode 7, Saison 6: Last Couple Standing (par Caro)

Une fois de plus je laisse le clavier à Caro pour nous parler de l'avant dernier épisode de la série The L Word diffusé le 1er mars dernier.


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Avant-dernier épisode de la série, The L word l'a dédié à la danse. Pour la petite histoire, Alice et Jaimie organisent un marathon de danse au profit du centre gay et lesbien de Los Angeles. Une première partie nous présente une troupe de danseurs sur scène, avec en même temps sur la piste, les filles dansant selon un même ensemble de pas. Dommage qu'il n'y ait pas plus d'images de la séquence sur scène.



Et puis, il y a ensuite les présentations des couples et trio, à commencer par un tango de Jenny et Shane. Puis une chorégraphie à tendance club dancing plutôt amusante d'Alice, Jaimie et Tasha. Tina et Bette ont quant à elles jouer la carte de la sensualité avec une duo de ballroom façon Cha-cha, et puis Jodie (Marlee Matlin), atteinte de surdité, qui réalise un joli show sexy et bien maitrisé à tendance salsa (on remarquera qu'elle portait d'ailleurs la même tenue lors de l'émission Dancing with the stars). A suivre les quatre séquences, entrecoupées parfois d'extraits de l'intrigue, enjoy…

Tango de Jenny et Shane




Club dancing de Jamie, Alice et Taasha




Cha-cha de Bette et Tina




Salsa de Jodie






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vendredi 27 février 2009

[Film] Slumdog Millionaire (2009)

UK / Inde, 2009

Catégorie: Film avec de la danse
Réalisation: Danny Boyle
Chorégraphie: Nakul et Longines Fernandes
Avec: Dev Patel, Frida Pinto, Anil Kapoor


Jamal Malik, un jeune adolescent de Mumbai, est en passe de remporter le grand prix de l'émission Qui veut gagner des millions. Son parcours sans faute semble suspect et le voilà arrêté. Au poste de police il explique alors d'où viennent toutes ses connaissances.


Le voilà donc ce fameux film qui a remporté tous les lauriers (Golden Globes, Oscars, Baftas). Portés aux nues par ses pairs, mais finalement assez décrié par les fans des Oscars, je me suis mise devant le métrage sans trop d'aprioris au final, en me disant surtout "voyons voir ce que c'est que cette œuvre qui fait tant parler d'elle". Et si il est vrai, il ne mérite pas tant de louanges, je dois bien avouer que j'ai passé un bon moment devant. Ce n'est pas un grand film, mais il est plutôt bien ficelé et on se laisse porter sans trop de difficulté. Les personnages sont attachants, bien interprétés, la musique est sympa. Et je pense que c'est ce qui a du jouer, un film finalement facile d'accès pour parler d'un sujet complètement dans l'air du temps en cette période de crise financière.



Note:
note sur 6
note sur 6



La danse dans le film

Le film se clôture sur une scène de Bollywood chorégraphiée par Nakul (celui là même qui avait créé les chorégraphies de Bollywood de So You Think You Can Dance saison 4 et Canada) et Longines Fernandes accompagnée de Jai Ho qui a remporté l'Oscar de la meilleure chanson originale.



Si cela fait une jolie surprise en fin de métrage, force est de reconnaître que la chorégraphie manque de mordant, surtout comparé à la chanson. Son principal attrait à mon goût vient du décor dans lequel se situe la scène, un quai de gare, accentuant l'aspect masse des séquences de groupe. J'aime bien aussi le côté galopin des deux enfants qui dansent avec la lumière en contre jour. Par contre les moments de duo Dev Patel / Freida Pinto sont eux un poil trop brouillons.

Autre remarque, je trouve que les panneaux au milieu de la chorégraphie pour intégrer les crédits fait une trop grande coupure dans le rythme. J'ai d'ailleurs trouvé sur YouTube une vidéo sans les crédits (il s'agit d'un montage de fan réalisé post Oscars) et je trouve l'ensemble beaucoup plus consistant et beaucoup plus intéressant à regarder.







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vendredi 6 février 2009

[Film] L'Etrange histoire de Benjamin Button (2009)

Cette semaine est sortit sur les écrans français, le magnifique film de David Fincher L'étrange histoire de Benjamin Button. Je vous en avais déjà parlé sur ces pages lors de la présentation de la bande annonce qui montrait quelques images d'une Cate Blanchett danseuse. Il est temps de s'attaquer au film qui va bien plus loin que ces quelques plans.

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L'étrange histoire de Benjamin Button
(The Curious Case of Benjamin Button)
USA, 2009
Réalisateur: David Fincher
Chorégraphies: Michelle Johnston

Abandonné par son père alors que sa mère vient de mourir en couches, un étrange nouveau-né aux allures de vieillard est recueilli par une infirmière d'une maison de retraite de La Nouvelle-Orléans. Benjamin est né vieux mais rajeunit de jour en jour…




Autant annoncer la couleur tout de suite, j'ai eu du mal à rédiger ce billet. J'ai vu le film il y a deux semaines, je voulais m'y attaquer tout de suite et puis, ça ne venait pas. Le film est trop riche, trop émotionnel aussi, pour que j'arrive à poser mes idées comme je le voudrais. Une révision s'est même imposée. Allons-y…


Commençons par le plus simple, le plus évident dans le cadre de ce blog, les scènes de danse. Tout d'abord notons que le personnage de Daisy est introduit à Benjamin et par là même au spectateur par l'intermédiaire de la danse, celle-ci faisant son entrée dans le film en demandant à sa grand-mère de la regarder exécuter une pirouette dans le jardin de la maison de Benjamin. Dès lors elle sera définie par ce trait. Daisy est une danseuse née.


La première séquence mettant en scène de la danse à proprement parler nous montre l'audition de Daisy pour intégrer l'American City Ballet à new York. La scène se compose de trois plans, où la demoiselle s'exécute devant un jury enchainant des pirouettes, sauts et tours fouettés montrant la progression de la difficulté au fur et à mesure qu'elle passe les épreuves de l'audition.



Plan 1. La pirouette



Plan 2. Les sauts



Plan 3. Tours fouettés


Une séquence similaire suit cette première dans la quelle Daisy, danseuse dans le corps de ballet de la fameuse compagnie, passe une autre audition pour cette fois-ci devenir première danseuse.


Troisième séquence, la fameuse en robe rouge que l'on voit dans la bande annonce et qui a servi pour les photos promo du film. Daisy, pieds nus, dans un kiosk en plein air, face à un Benjamin fasciné, improvise quelques pas, suis l'impulsion du moment, se laisse porter par une musique lointaine et le rythme de sa voix et donne ainsi corps au discours qu'elle a tenu quelques minutes plus tôt au sujet de la modernité en danse. "It's a whole new world for dance now. It's called abstract. […] They just torn up all those convensions.[…] It's all about the formality of the dance. It's new, it's modern, it's Americain, they understand our vigor, our physicality". Une modernité qui se voulait jouer sur la libération du corps du danseur classique et qui trouve son écho dans les avances que Daisy fait à Benjamin.


La quatrième séquence est un extrait du Dream Ballet du deuxième acte de la comédie musicale Carousel, qui avait remporté un franc succès sur Broadway dès son ouverture en 1945. Cate Blanchett y apparaît une fois de plus radieuse et parfaite dans son rôle de première ballerine réputée dans le milieu. Le tout parfaitement bien filmé par un David Fincher qui joue sur les contres jours, plans d'ensemble et gros plans sur les visages.
NB: Je n'ai pas réussi à trouver, pour le moment, de preuve qu'il s'agissait là de la chorégraphie originale écrite par Agnes De Mille en 1945, le show ayant été réadapté sur Broadway à trois reprises (1949, 1957 et 1994). Cependant les vidéos disponibles sur YouTube montrent des chorégraphies dont l'écriture reste dans la même veine.


Cette séquence est suivie d'une petite scène dans une soirée post spectacle entre danseurs au cours de laquelle Daisy et ses amis twistent dans un loft newyorkais. Un court instant de détente fort sympathique, très juste et remarquablement dosé.


Arrive ensuite la séquence de l'accident qui nous montre dans un montage alterné, Daisy répétant à l'Opéra de Paris. Ici l'intérêt ne réside pas dans les mouvements en eux même mais dans leur alternance avec tous ces évènements qui mènent à l'accident, la tension qu'ils créent à cet instant. Mettre en scène cet accident destructeur de la carrière de Daisy à la sortie même d'une répétition de danse, alors qu'elle ne peut s'empêcher de pointer ses pieds dans les douches ou de passer la porte en dansant, donne plus de poids encore à cet évènement.


Nous retrouvons quelques années plus tard Daisy reconvertie en prof de danse. L'occasion de nous montrer une fin de cours et une Daisy essayant de retrouver sa grâce d'entant. Dans cette scène, une fois de plus, ce ne sont pas les pas de danse qui y sont exécutés qui importent mais le discours qu'elle apporte sur la question du corps du danseur. "Dance is all about the line. Line of your body. Sooner or later you lose that line. You never get it back.". Une phrase qui fait directement écho à la discussion entre Daisy et Benjamin à la suite d'une séance de rééducation douloureuse.
"You know you might have got few more years out of it, but you chose to do something so special and unique… it was only a short window of time. So if nothing had ever happened you would still be where you are right now." lui dit Benjamin pour la consoler ce à quoi Daisy répond:"I just don't like getting old".


Le film se termine sur une dernière image de Daisy enchainant les tours fouettés dans un opéra. "… and some dance."


Vous l'aurez compris, bien plus qu'un film montrant à voir quelques scènes de danse bien senties, Benjamin Button est une œuvre sur le temps qui passe, sur l'impermanence des choses, des passions, des corps, surtout et de la danse, aussi. Derrière l'épopée de Benjamin et Daisy, se cache un discours sur le métier du danseur et son corps. Un métier éphémère modelé par le temps, dépendant d'un corps fragile et en perpétuel changement. Un corps outil primordial transformé par un métier exigeant. Un corps qui épouse les formes d'une Cate Blanchett parfaite dans le rôle. De ses pieds en légère première position à son port de tête, l'actrice a réussi à incorporer de façon tout à fait subtile les moindres détails qui créent la posture de la danseuse classique au quotidien.



Et si vous voulez en lire une critique non axée danse, vous pouvez lire celle écrite par Nico pour FilmDeCulte


Note:
note sur 6


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