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lundi 29 mars 2010

[Analyse] La comédie musicale selon Tim Burton


A suivre… Tim Burton


Si les références de Tim Burton au cinéma horrifique, aux nanars ébouriffants, aux films de monstres et aux lectures ayant baigné son enfance sont les plus connues et reconnues, il est une tendance dans son œuvre qui ne trompe pas: Burton s’intéresse aussi à la comédie musicale, son Sweeney Todd en étant la dernière preuve. Trouvant ses prémices dans Vincent, où la voix de Price, égrainant des vers, rythmait les mouvements du jeune Vincent, le genre se voit disséqué et analysé sous toutes les coutures par le maître. Animations musicales, adaptation de show de Broadway ou scènes isolées, références appuyées ou simple tourbillons féeriques, Burton s’amuse avec les codes, émaillant sa filmographie de fantaisies musicales enivrantes.

Avant de vous aventurer dans ce long texte, je vous invite à relire le billet Comédie musicale: Les codes spécifiques au genre sur lequel se base les deux premières parties de cette analyse.



Dancing Corpses: Trois comédies musicales funèbres

Si, avec l’aide de Danny Elfman, Tim Burton aime inclure de la fantaisie musicale dans ses productions et/ou réalisations, seules trois d’entre elles répondent aux codes de la comédie musicale: L’Etrange Noël de Monsieur Jack, Les Noces funèbres et Sweeney Todd.


Les deux premiers, réalisés suivant le principe du stop motion, nous renvoient directement aux nombreuses comédies musicales animées, chères au cœur de Burton, qui ont marqué les premières décennies du cinéma sonore et parlant tels que Blanche-Neige et les sept nains ou les Tex Avery. Dans L’Etrange Noël de Monsieur Jack, à la manière d’une Sally attelée derrière sa machine à coudre, le réalisateur Henry Selick joue sur les coutures, soigne méticuleusement ses transitions pour créer des patchworks alternant velours côtelé, carreaux vichys délavés et coton aux motifs tourbillonnants. Au pays des citrouilles, les acclamations d’Halloween se transforment en lamentations, les grelots de Noël suggèrent à Jack la mélodie tintante de son What’s this?! et les accords plaintifs de l’orchestre égrainent leur tristesse au fil des soli mélancoliques. Petite baisse de régime six pieds sous terre, les séquences musicales des Noces funèbres se trouvent moins bien intégrées au récit mais le tout se voit vite rattrapé par la voix caverneuse de Danny Elfman, raisonnant entre les os de M. Bonejangles. Sous son chapeau melon il impose la cadence, nous entraînant dans une visite guidée du royaume des morts.


Le troisième quant à lui renoue avec une autre tradition de longue date dans le milieu de la comédie musicale cinématographique, l’adaptation d’un show à succès de Broadway. Sortit en 1979 sur l’artère New Yorkaise, Sweeney Todd était taillé sur mesure pour un réalisateur qui aime mettre la mort en musique. Burton se réapproprie le matériau d’origine et y applique son amour pour l’interaction entre le rythme des paroles et les mouvements. Les errances dans les rues délavées de Londres, la confection nonchalante de tartes et les affrontements rasoirs en main deviennent des chorégraphies à la simplicité renversante à mesure que les protagonistes égrainent leurs refrains.


Des instants musicaux qui habillent trois contes macabres, des univers funèbres peuplés de revenants décharnés, d’asticots gourmands et de démons vengeurs. Comme si la danse et le chant devenaient des instruments magiques rendant plus légitimes la noirceur de leurs actions et leur retour parmi les vivants.



L’œuvre du malin: Le détournement des codes

Un rapport entre scènes musicales et êtres ayant goûté à l’au-delà qui était déjà présent dans deux œuvres antérieures de Burton: Beetlejuice et Batman. Si ces deux films ne sont en aucun cas des comédies musicales (notamment à cause de l’utilisation de chansons non "vocalisées" par les personnages), ils incluent dans leurs structures des séquences répondant à quelques codes du genre.


Dans le premier, Tim Burton explore l’inversion entre image et son, reprenant à la lettre la notion de musique comme créatrice de l’action et principalement du mouvement. Sous la houlette des fantômes Barbara et Adam Maitland, bien décidés à récupérer leur maison, les Dietz se retrouvent possédés par les accords créoles d’Harry Belafonte, provoquant chez eux des dandinements incontrôlables totalement jubilatoires. Une fois de plus, Burton utilise la danse et le chant comme les éléments de transition entre le monde des morts et celui des vivants.


A Gotham City, ce sera Jack Napier ressuscité en Joker qui s’imposera comme chef d’orchestre et maître de ballet. "N’as-tu jamais dansé avec le Diable au clair de Lune?" lâche-t-il à ses victimes, transformant les tueries en bal ultime. Ici, si la musique n’a qu’une fonction de décorum pour les frasques du Joker, les scènes qu’elle accompagne sont toutes étroitement liées à l’action, devenant ces pivots chantants faisant progresser l’intrigue. De la séquence du musée au son d’un Prince tonitruant à la valse forcée dans le cloché de Gotham, en passant par les déhanchements dans le couloir de Vicky Vale ou au sommet du char du bicentenaire, les danses de l’énergumène contiennent les graines de ses desseins machiavéliques.


Autres diablotins musicaux dans la filmographie de Tim Burton, les Oompa Loompas de Charlie et la chocolaterie. Etres bien vivants importés d’un pays lointain où poussent des cacaoyers géants, les Oompa Loompas ont la fâcheuse habitude de surgir d’on ne sait où en chantant des commentaires désobligeants sur les visiteurs de Willy Wonka. Quatre chansons originales, racontant satiriquement les déboires de Augustus, Violet, Veruca et Mike, un jingle accompagnant l’ouverture des portes de la chocolaterie et une reprise hallucinante de la Macarena rythment ainsi le film. Une structure qui s’apparente fortement à celle d’une réelle comédie musicale, mais une fois de plus, Burton joue sur les codes. Au lieu d’être des éléments moteurs de l’action, les séquences musicales sont ici des signes de ponctuation, des guillemets encadrant les chapitres de chaque enfant. De plus, ces intermèdes sont interprétés par des personnages qui n’ont qu’une fonction de spectateurs / commentateurs, ne prenant ainsi que très rarement part à la construction de l’intrigue. Autre jeu autour du code de la comédie musicale, l’interrogation sur la notion de "chansons écrites à l’avance", soulignée par la mère d’Augustus après que son gras rejeton ait disparu dans des flots de chocolat. Cette remarque fait directement référence à l'une des principales caractéristiques du genre, à savoir le fait que des personnages qui ne se sont pas consultés à l’avance, voire même qui ne se sont jamais rencontrés, se mettent à danser la même chorégraphie, à chanter le même air, à évoquer la même histoire de la façon la plus naturelle du monde.



Etoiles de la scène: Références

Laissant quelques instants de côté ses amusements avec les codes, Burton aime également peupler sa filmographie de références directes au genre, sous forme de séquences soulignées à coups de projecteurs ou de simples petits clins d’œil pour les amoureux du détail.

De façon décalée dans Mars Attacks! avec Tom Jones chantant à Las Vegas, puis plus appuyée dans Big Fish avec le show des sœurs siamoises, il rend hommage à la scène du cabaret et musical, base de la comédie musicale cinématographique. Broadway, qui avait inspiré les comédies-spectacles des années 30-40, se voit ainsi transporté tout d’abord dans son alternative main stream sur le sol américain – les salles de spectacle de Las Vegas étant devenues depuis une vingtaine d’années à la fois le lieu de reconversion des stars new yorkaises et le nid de recrutement des futures Rockettes - avant de traverser le Pacifique pour évoquer ces shows réputés destinés à distraire les soldats pendant la guerre. De plus, difficile dans ce second cas de figure de ne pas voir dans la déesse à double tête moulée dans son fourreau rouge, une référence au duo Marilyn Monroe / Jane Russel interprétant Two little girls from Little Rock dans Les Hommes préfèrent les blondes. Une Marilyn Monroe qui a d’ailleurs chanté le morceau phare du film, Diamonds are a girl’s best friends, pour les GI basés en Corée en 1954. Le tout avait donné lieu à une série de photos dont les angles de prise de vue se retrouvent dans ceux choisis par Burton pour filmer sa scène de Big Fish. La boucle est bouclée.


Autre séquence hommage, la danse de M. Bonejangles dans Les Noces funèbres. Un nom de scène pour ce squelette en chapeau-melon qui fait immédiatement penser au célèbre Bill ‘Bojangles’ Robinson, star de la comédie musicale noire des années 30-40. Il y a également dans ce personnage des attitudes et un look rappelant les danseurs de Bob Fosse, le tout soutenu par une voix inspirée par celle de Cab Calloway. Enfin, la scène en elle-même est un renvoi au célèbre court métrage musical de Disney Skeleton dance (1929), dont il reprend en grande partie les chorégraphies.


Dernière grosse référence importante qui traverse l’œuvre de Burton, celle au Magicien d’Oz. Ainsi, lors du dîner chez les Deetz Otto évoque la maison tombée sur la Wicked Witch of The East, le Pingouin se sert de singes volants comme hommes de main, l’empereur des Martiens surveille l’activité terrienne au travers d’une boule de cristal, à la manière de la Wicked Witch of the West et les souliers de rubis se retrouvent parmi les chaussures pendues sur le câble de Spectre. Enfin dans Charlie et la Chocolaterie l'on retrouve une usine attirante comme un palais d’émeraude, des Oompa Loompas aussi espiègles que des Munchkins et des étendues colorées et odorantes dignes des prairies de coquelicots de Munchkinland.


Enfin, petits détails dans ce panorama, Ichabod Crane et Willy Wonka vont chacun piocher une réplique dans des chansons du répertoire. Le premier, faisant visiter New York à Katrina Van Tassel, utilisera les mots de Frank Sinatra chantant New York, New York dans Beau Fixe sur New York: "The Bronx is up and the Battery’s down". Quant au sieur Wonka, il emprunte sa phrase de bienvenue "Good morning, starshine, the Earth says hello" à la chanson Good Morning Sunshine de Hair.



Dance with me: Les autres instants de danse

Outre ces instants se rapprochant de près ou de loin à la comédie musicale, on trouve également chez Tim Burton des moments de danse oniriques qui, s'ils ne sont pas des références au genre, rappellent souvent les féeries dansantes que l’on pouvait trouver chez Busby Berkley, Vincente Minnelli ou Gene Kelly et Stanley Donen. D’Edward aux mains d’argent aux Noces funèbres en passant par Sleepy Hollow et Big Fish, sous une pluie de pétales ou de neige artificielle, sur fond de loupiotes de fêtes, d’éclats de lune ou de papillons multicolores, Lady Crane, Kim, Jenny et Emily tourbillonnent, emportant avec elles toute la magie du conte burtonien. Des scènes que le réalisateur filme toujours de la même manière, laissant ses muses s’envoler à souhait, quitter quelques instants le terre à terre pour s’abandonner à ces courtes secondes de bonheur.



Des séquences féeriques désamorcées à plusieurs reprises par des petites notes de grotesque. On se souvient du visage grimaçant d’Edward Bloom, de la jambe perdue d’Emily ou encore de l’intégralité de la scène de valse du Joker et de Vicky Vale. Du grotesque qui se retrouve également dans les déhanchements des scènes de séduction de Joyce (Kathy Baker - Edward aux mains d’argent) et Nova (Lisa Marie - La Planète des singes), dans le solo burlesque oriental d’Ed Wood ou encore dans la séquence du bar de motards dans Pee Wee. Cette dernière rejoint d’ailleurs la thématique de la danse comme élément permettant de lier vie et mort, puisque c’est pour échapper à une mort certaine que Pee Wee se met à exécuter sa désormais fameuse chorégraphie au son de Tequila des Champs.









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jeudi 11 juin 2009

[Film] Dancing Girls (Darren Grant - 2009)

Make it Happen - USA, 2008

Catégorie: Film de danse
Réalisation: Darren Grant
Chorégraphie: Tracey Phillips
Avec: Mary Elizabeth Winstead, Tessa Thompson, Riley Smith, John Reardon, Julissa Bermudez, Karen LeBlanc


Lauryn est passionnée de danse depuis sa tendre enfance. Son rêve: intégrer la prestigieuse Chicago School of Music and Dance. Mais lorsqu'elle échoue à la suite d'une première audition, elle devient comptable d'un club chic de la ville et va découvrir peu à peu une nouvelle forme de danse qui enrichira son propre style.

Sortit aux Etats-Unis (et en Nouvelle Zélande aussi pour une fois) l'été dernier, le film débarque cette semaine sur les écrans français. Et que dire? Et bien c'est très très basique au niveau du scénario, mais pourtant ce n'est pas déplaisant. Entendons nous bien, ce long métrage reste très mineur dans le paysage des films de danse, mais il possède un petit quelque chose qui le rend regardable. Ce petit quelque chose pour moi ça a été l'ajout du New Burlesque qu'on voyait jusqu'à présent surtout dans les clips et les séries TV et surtout les références (voir plus) à Flashdance. Car finalement c'est ce que j'y ai vu, une sorte de modernisation de ce film maître étalon du genre. (Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce point car j'ai prévu un billet analytique de comparaison entre les deux. Une sorte de Battle filmique même, tout un concept… Et si l'idée marche, j'essayerai de l'appliquer à d'autres films). Bref, pour résumer, le fond est ultra ultra basique, du déjà vu des tonnes de fois, mais la forme est plutôt sympathique avec qui plus est une Mary Elizabeth Winstead qui s'en sort plutôt bien aussi bien au niveau du jeu que de la danse (j'aime quand ils prennent de vraies danseuses pour interpréter ces rôles!).



Note:
note sur 6



La danse dans le film


Vous vous en doutez, vu le genre abordé ici des scènes de danse, il y en a. Et si on laisse de côté les trémoussages de deux secondes dans la rue ou en essayant les habits, 15 scènes sont consacrées à la danse. Ce qui sur un métrage de 90 minutes représente un beau pourcentage (et comme je suis un peu une freak, en fait j'ai calculé il y a bout à bout environ 30 minutes de danse, ce qui représente donc 1/3 du film). Bref…

C'est partit… (oui parfois comme ça je suis motivée)


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Scène 1: Echauffement



C'est pratiquement la scène d'ouverture du film, elle n'est là que pour introduire le personnage, nous donner une idée du style de danse qu'elle fait et nous montrer son joli physique avec un montage très découpé et farci de gros plan. Niveau technique ou chorégraphique, rien d'intéressant à se mettre sous la dent cependant.


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Scène 2: Première audition



Ca m'amuse toujours de regarder quels sont les moyens sont utilisés pour nous donner à voir la personnalité de l'héroïne. Ici on a droit au super basique montage cut où l'on nous montre une paire de chaussons de danseuse classique et juste après les tennis de Lauryn: du genre voilà, on vous le souligne au gros feutre rose fluo, elle est une outsider dans cette audition. Et ça continue dans la salle d'échauffement avec les tenues super classique justaucorps/collants/jambières alors qu'elle est en petite brassière et pantalon de sport taille basse.
Une petite note en passant c'est rigolo de voir la danseuse classique passer son audition avec les jambières, alors que justement dans une audition de cette taille (et dans toutes les auditions d'ailleurs quelque soit le style, et à fortiori si tu es sus pointes) on te demande de ne pas couvrir les articulations pour voir justement si tu t'en sers correctement. Cacher ses chevilles et ses hanches avec de la laine à une audition de classique, je n'ai jamais vu ça dans la réalité…
Passons à l'audition de Lauryn… Je dois dire que et bien ils ont fait du bon travail pour montrer ce qu'il ne faut pas faire en audition. Cheveux devant le visage, tête cachée sous une capuche, danse totalement introvertie, descente au sol catastrophique. La réponse du jury est formulée de façon débile, mais ça marche avec la chorégraphie présentée.

Ha et j'ai oublié de dire que j'aime les ombres portées sur le mur blanc.


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Scène 3: New Burlesque au Ruby's



C'est une de mes scènes préférées du film. J'aime la chorégraphie, j'aime la sensualité de la danseuse et j'aime surtout la façon dont c'est filmé. Je trouve que c'est vraiment bien gérer dans la progression du film d'avoir une scène aussi bien construite pour introduire ce style de danse aussi bien au près du spectateur qu'au près de Lauryn.


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Je passe sur la quatrième scène qui n'est que du trémoussage en boite avec ceci dit quelques pas de break dance bien sympas, mais qui n'apportent vraiment rien de nouveau au contraire. Une scène qui finalement n'est là que pour dire: le hip-hop en club c'est has been, tournez vous vers le new burlesque…


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Scène 5: Début de la transformation de Lauryn



Si cette scène (ou plutôt cette séquence en fin de compte) n'est pas d'une grande finesse au niveau du fond, je trouve qu'elle marche plutôt bien. Une Lauryn qui se dit hors du coup, mais qui finalement imite Carmen sans trop de soucis, s'intéresse à la chorégraphie de Dana, etc… Bon en passant je trouve que le petit bout de choré n'est pas terrible, et l'ajout que fait Lauryn est tellement évident que tu te demande où Dana a appris a danser, mais quoi qu'il en soit j'aime bien l'idée.


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Scène 6: Chorégraphie de Dana



Je le disais au dessus, je trouve cette chorégraphie vraiment pas terrible, et surtout pas spécialement bien interprétée. Il y a de chouettes détails au niveau des jeux de mains mais c'est à peu près tout. Je pense que cette chorégraphie était vraiment dispensable.


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Scène 7: Lauryn s'essaye au style



Pas grand chose au niveau chorégraphique, mais, et c'est peut-être bête, j'aime le montage. Il est tellement obvious qu'il en devient pertinent. La caméra nous place en voyeur avec son jeu alternant la distance et les gros plans lors des moments les plus sexys. J'aime aussi le sourire sur le visage de la miss, je trouve qu'elle joue bien cette scène finalement assez intimiste.


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Scène 8: Première prestation de Lauryn



Alors je trouve le début totalement débile, ça sonne faux et c'est finalement assez mal joué, surtout comparé à ce qui suit. Genre comme si la musique la transformait complètement d'une fille maladroite, qui a presque honte d'être là, à la fille pleine de punch qui réussi le moindre mouvement. Je pense que cette scène (indispensable au développement de l'histoire, il faut bien le reconnaître) aurait pu être gérée autrement. Après je n'aime pas du tout le style de ce qu'elle fait dans cette deuxième partie et je trouve la chorégraphie sans grand intérêt. Ceci dit ça colle plutôt bien au fait que ce soit une improvisation d'une fille qui n'est pas sensé maîtriser le genre.


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Scène 9: Deuxième prestation de Lauryn



Cette fois-ci c'est du répété bien comme il faut et je dois dire que ça claque. Chouette chorégraphie, très bien filmée et puis la Mary Elizabeth s'en sort vraiment bien (même si les bouclettes sont moches et si elle fait parfois une tête bizarre). La séquence des miroirs et vraiment bien utilisée et j'aime beaucoup tout le petit passage au sol avec la chaise qui précède.


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Je passe les scènes 10 et 11. La première est une séquence souvenir au cours de laquelle Lauryn regarde une casette d'elle en train de danser avec sa maman aujourd'hui décédée. Une K7 qui, après la réflexion que lui fera son copain, la poussera à se ré-inscrire pour l'audition d'entrée à l'école de ses rêves. La seconde nous montre lauryn en train de s'entrainer, faire du jogging et s'amuser avec une poignée de breakers (référence à Flashdance oblige)


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Scène 12: Troisième prestation de Lauryn



Alors j'ai un peu honte de la dire, mais cette scène me fait penser à une scène de ce très très mauvais Alive avec Richard Anconina. Bon, là la chorégraphie est clairement plus intéressante et bien mieux interprétées, mais bon, quand je la regarde, je ne peux pas m'empêcher de penser à l'autre. Et mon côté amoureuse du flirt avec la limite du too much me fait dire que j'aime bien le faite que ce soit une scène d'orage qui précède la dispute qui va suivre entre Lauryn et son frère. Ha oui et j'aime les robes.


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La treizième scène montre Lauryn danser dans le garage de son frère, faisant réaliser à ce dernier que la danse lui manque trop et qu'il faut qu'il la laisse faire ce qu'elle aime.


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Scène 14: Deuxième audition



On s'en doute bien avant de voir le début de la chorégraphie, Lauryn présente quelque chose qui se veut proche de son style de départ mais transformé quelque peu par son expérience au Ruby's. Personnellement je ne trouve pas ça sensationnel, je préfère de loin ce qu'elle faisait dans le club. Là j'ai un peu la même sensation que lors des auditions finales de Flashdance justement ou même Save The Last Dance je n'arrive pas à être aussi impressionnée que l'est le jury. C'est dommage je trouve d'autant qu'il y a eu des chorégraphies bien meilleures dans l'ensemble du film…


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Et le film de se terminer sur une quinzième scène où tous les personnages dansent sur le bar du Ruby's.



Et si ça vous intéresse, ma critique sur FilmDeCulte (accompagnée d'une galerie photo) se trouve en cliquant ici




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jeudi 29 janvier 2009

[Actu] Aujourd'hui sur les écrans: Le bal des actrices


Aujourd'hui vient de sortir sur les écrans français le film Le bal des actrices de Maïwenn. Si il a fait parler de lui sur la blogosphère féminine pour son affiche d'actrices dénudées (ici, ici ou ici), ce sont surtout les scènes dansées que l'on aperçoit dans la bande annonce qui m'intéressent ici. Vivant à l'autre bout du monde, je ne vais bien évidemment pas pouvoir voir ce film, mais je ne pouvais pas non plus l'ignorer…




Voici donc cette fameuse bande annonce qui montre quelques extraits de danse ultra colorée qui à vue de nez ont l'air plutôt sympas…



Et pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le film vous pouvez toujours en lire la critique signée FilmDeCulte


N.B: Impossible pour le moment de trouver qui a chorégraphié ces scènes, il n'y a que les chansons qui sont évoquées (ça vous étonne? moi non) la recherche continue…




Merci à Caro pour l'info.




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lundi 19 janvier 2009

[Film] Le Dernier Samaritain (1990)

Ce soir passe à la télé un de mes films cultes, Le Dernier Samaritain et comme par hasard se trouve dedans un personnage de danseuse. L'occasion était trop belle…

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Le Dernier Samaritain
(The Last Boy Scout)
USA, 1990
Réalisation: Tony Scott
Chorégraphie: Cindy Daniels


Joe Hallenbeck, détective privé, est approché pour protéger Cory, une danseuse exotique. Il refuse et son collègue Mike Matthews garde l’affaire, le temps de se faire tuer. Hallenbeck prendra la relève et lorsque Cory meurt à son tour, le petit ami de celle-ci, Jimmy Dix, s’associe à Hallenbeck pour mener l’enquête.



Un film qui mélange le côté sombre et mélancolique des films d'action des années 80 et la naissance de l'overdose de punch line des années 90. Un film noir et cynique assez méconnu qui s'amuse avec le genre du budy movie. Je ne vais pas m'attarder sur le sujet ici, mon comparse FilmDeCulteur Bob en parle certainement mieux que moi. Je vous laisse entre ses mains pour une critique plus détaillée. Je vais m'attarder plutôt sur les scènes de danse puisqu'on est là pour ça.

On peut noter trois mini moments de danse dans le film.

Le premier dès l'ouverture qui met en scène un match de football sous la pluie et ses cheerleaders habituelles. Rien de bien intéressant dans la chorégraphie, elles sont là plus pour le quotat pompom près du banc de touche et souligner le fait qu'il pleut des cordes sur le terrain.










Vient ensuite la scène de Cory. "Exotic dancer" comme aiment le souligner les personnages du film, Cory se la joue cowgirl dénudée dans un bar un poil glauque. Cuissarde en vachette laissant apparaître son postérieur en string, soutien-gorge pigeonnant Cory est là pour aguicher le public et une fois de plus remplir le quotat strip-pole dancing de bar typique des films d'action des années 80.











Enfin, Joe dansera une gigue sur les échafaudages du terrain de football pour fêter le fait d'avoir survécu à toute cette histoire. Rien d'extraordinaire niveau danse une fois de plus, mais cette scène reste certainement l'une des plus cultes du film.













Note:
note sur 6






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