lundi 19 mai 2008

[Film] Indiana Jones et le Temple Maudit (1984)

Gros évènement cinématographique cette semaine, l’équipe des Indiana Jones est de retour dans les salles avec un 4ème opus (Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal) que l’on n’attendait plus. L’occasion de revenir sur le 2ème volet de la série, Indiana Jones et le Temple Maudit qui nous offre 2 scènes dansées très bien exploitées.


Indiana Jones et le Temple Maudit
Indiana Jones and the Temple of Doom
Etats-Unis - 1984
Réalisateur: Steven Spielberg
Chorégraphe: Danny Daniels

Pour résumer en 2 lignes: Indy accompagné d’une chanteuse ultra girly et d’un jeune garçon débrouillard se retrouve en Inde aux prises avec la secte des Thugs qui adorent Kali.






Autant le dire tout de suite, cette aventure d’Indy est celle que j’aime le moins. Non pas que je la trouve mauvaise (quoi que suivant les jours, à la révision, je m’ennuie un peu), mais d’une part l’histoire est trop sombre pour moi et d’autre part je préfère quand Indy part dans une grande quête avec une bonne poignée d’énigmes à résoudre, des lieux différents, bref une histoire qui respire et qui va droit au but sans se perdre dans un dîner interminable remplis de plats plus farfelus les uns que les autres. De plus même si Kate Capshow joue vraiment bien, le rôle de Willie est assez insupportable. Ce sont évidemment des détails qui relèvent plutôt du subjectif et n’enlèvent en rien toutes les qualités filmiques de l’entreprise, mais qui pour moi le place en deçà des deux autres. Ceci étant dit, il possède certainement la meilleure scène d’introduction de l’ensemble de la série, explication ci-dessous.


Scène d’introduction: Anything Goes

Cela semble évident dès le premier coup d’œil, cette scène est un hommage-référence aux films musicaux des années 30. Tout d’abord de part le choix de la chanson que chante Willie qui n’est autre que Anything goes écrite par Cole Porter pour le film du même nom sortit en 1936 (date à laquelle se déroule l’intrigue du Temple Maudit). Ensuite de par la chorégraphie et sa mise en scène qui se calque sur les embardées oniriques et les compositions spectaculaires de Busby Berkeley (qui venait de réaliser en 1936 le fameux Gold Diggers). A la façon du maître du genre, Spielberg part du réel - une captation de spectacle toute basique – pour transformer le tout en séquence hors du temps qui accumule les lignes de gambettes. Parfaitement filmée, avec des transitions simples mais efficaces, cette séquence dansée est un vrai petit plaisir. A la suite du show cette idée d’hommage se continue dans le rythme et le burlesque de la mise en scène, ainsi que dans le traitement du personnage de Willie.




Petits instants dansés dans le palais de Pankot


Ces petits bouts de chorégraphie intégrés lors de la scène du banquet sont typiques de l’utilisation de la danse(euse) comme ambassadrice d’une culture. Une séquence de danse toute simple, filmée sans atours, mais qui fonctionne parfaitement dans le déroulement de l’intrigue.


Et pour les curieux une version de Anything goes faite avec des LEGO. Elle ne respecte pas la chorégraphie, ni la mise en scène et n’utilise pas la même version de la chanson, mais reste quand même assez sympa, notamment lors des champs contre champs sur les instants claquettes.




Note pour le film:


Note pour la danse:



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2 commentaires:

Marlène a dit…

Excellent la scène en Lego !!

Sinon comme je viens pile de le revoir aussi (en pensant bien à toi au début justement ;o), je confirme que c'est celui que j'aime le moins aussi, pas parce qu'il est plus sombre (où ça ?) mais Willie est en effet insupportable (j'ai trop envie de la baffer) et les repas dégueu et autres insectes et trucs d'animaux sont vraiment too much.
En plus la scène "gros bordel dans le resto" au début et celle d'Indy et Demi-Lune avec les pics qui descendent sur eux me stressent.
En fait j'aime vraiment le film que à partir du moment où ils trouvent la secte !

Julie a dit…

Héhé, voilà tout pareil en fait. Quoi que j'aime pas trop les séquences de sacrifices... hum...

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